Baidy Aribot-Hamed Bakayoko : deux grands amis avec les mêmes valeurs d’humanisme
Depuis l’annonce du décès d’Hamed Bakayoko en Allemagne de suite d’un cancer de foie, les hommages se multiplient à la mémoire du célèbre premier ministre ivoirien. La modestie, l’humilité et la largesse du défunt ont traversé les frontières de la Côte d’Ivoire. En Guinée, sur la toile de plus en plus d’internautes ont rendu un hommage au désormais Feu Hamed Bakayoko.
Sur les réseaux sociaux, en parlant de l’ancien premier ministre et ministre de la défense d’Alassane Ouattara, ils sont nombreux les internautes à faire un trait d’union entre M. Bakayoko et Baidy Aribot, actuel vice-gouverneur de la Banque centrale. Connus pour leur amitié historique, les deux hommes d’Etat partagent les mêmes valeurs humanistes dont l’altruisme est le principal point cardinal. Deux amis, un esprit de solidarité, c’est la quintessence du caractère de ces hauts responsables de la haute sphère de l’Etat
Entre les deux amis, la différence est très mince. Contrairement à Hamed Bakayoko qui n’a que son bac comme diplôme, Baidy Aribot a fait des brillantes études universitaires. La modestie, l’humilité, l’esprit d’ouverture et le don de soi, Baidy Aribot l’a fait depuis des nombreuses décennies. Bien avant qu’il n’occupe des hautes fonctions de l’Etat, il a fait toujours parler son cœur. La preuve, il est l’unique cadre parmi tous les ministres et directeurs généraux que les Guinéens comparent à Hamed Bakayoko. Pourtant, en termes des moyens financiers, il ne peut se comparer à bien des super-ministres et des grands commerçants. Mais quand on parle de l’humilité et de la largesse on pense immédiatement à Baidy Aribot. C’est pour cette raison sans doute que les Guinéens le comparent au défunt premier ministre.
« Quand je vois Monsieur Baidy Aribot, je vois un Hamed Bakayoko paix à son âme. Baidy Aribot a un cœur bon, il donne sans arrière pensé. Il écoute, il aime aller à la rencontre des gens, j’en suis témoin« , a écrit l’humoriste Commando Moustik.
A Kaloum, avoir un tête à tête avec le vice-gouverneur est plus facile que de rencontrer un simple fonctionnaire de l’administration guinéenne. Ouvert et accessible, le domicile du « Chérif de Kaloum » ne désemplit pas. Contrairement à la majorité des hauts cadres de l’Etat notamment les ministres et les directeurs des régies financières, aucun dispositif sécuritaire n’est visible devant son domicile.
Vieilles personnes, handicapés, mendiants, jeunes, footballeurs, artistes et femmes chômeurs sont reçus avec tous les honneurs par le vice-gouverneur de la BCRG. Chaque personne qui vient exposer son problème repart avec sa préoccupation résolue. Par exemple, à Kaloum, Baidy Aribot collabore avec des nombreuses pharmacies. Des malades viennent se procurer gratuitement des produits prescrits dans leurs ordonnances. A la fin du mois M. Aribot règle toutes les factures avec les pharmacies.
Très humble et modeste, le numéro deux de la Banque centrale n’hésite pas à se rendre dans les quartiers pour partager les quotidiens des pauvres citoyens. Il prend de taxi pour rejoindre les bars de fortune pour boire du café et discuter avec les jeunes. La mort d’Hamed Bakayoko a donné de leçon aux jeunes guinéens qui ont décidé d’honorer et de remercier Baidy Aribot de son vivant pour ce qu’il fait à la Guinée. Car pour eux, c’est le moment de le faire.