Arrestation arbitraire d’Abdoul Sacko : Elie Kamano sort ses griffes contre le CNRD
Après une longue observation, il en aurait marre des agissements arbitraires du pouvoir en place contre certains leaders d’opinion. L’artiste reguaeman Elie Kamano brise enfin le silence pour dénoncer les dérives du pouvoir suite à l’arrestation du leader du Forum des Forces Sociales de Guinée, Abdoul Sacko, ce mercredi à son domicile, sis à Kiroty, dans la commune de Lambayi.
L’artiste a profité de l’occasion pour réclamer les cadavres d’autres acteurs de la société civile, Foniké Mengué, leader du Mouvement FNDC et Billo Bah, aussi membre du même mouvement, enlevés depuis plusieurs mois pour une destination inconnue.
Sur sa page facebook, il a fait un poste où il a lancé des piques au CNRD, dirigé par le Général d’armée Mamadi Doumbouya.
Nous vous proposons de lire en dessous ce qu’il a posté sur sa page Facebook
« Je viens d’apprendre par voie de presse l’enlèvement par force de mon cher ami et acteur de la société civile Abdoul Sacko par les éléments des forces spéciales à 4 heures du matin à son domicile.
J’avais décidé d’observer un moratoire sur la vie politique guinéenne pour me consacrer exclusivement à la promotion de mon album international, mais à l’allure où vont les choses, je ne pourrais jamais bâillonner ma plume lorsque je suis frappé par la flagrance des pratiques liberticides orchestrées par ce cartel civilo militaire dénommé cnrd.
Le cnrd doit comprendre qu’il y’a encore des Guinéens qui font don de leur personne par intégrité, dignité et patriotisme pour sauver les petits acquis qui nous restent au nom de la patrie guinéenne.
Si certains par arrivisme ont décidé de s’associer à vous, acceptez que d’autres par conviction personnelle ou collective aient la liberté de militer pour d’autres causes.
Libérez Abdoul Sacko
Libérez Marouane
Libérez Aliou Bah
Montrez-nous les cadavres de Fonike, Billo, Sadiba et autres.
Vos dents ne sont pas plus blanches que les linceuls de nos frères tombés à N’Zerekore », a-t-il posté.