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85 milliards GNF débloqués : les écoles publiques n’ont toujours pas leurs tables bancs

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Le président de la République, Alpha Condé a dans le cadre d’améliorer le système éducatif guinéen débloqué l’année dernière une somme de 85 milliards de francs guinéen. Une somme était destinée à la confection des tables bancs pour fournis les établissements publics du pays.  Bientôt la fermeture des classes, ces écoles tardent encore à rentrer en possession de ces tables bancs offert par le chef d’Etat. L’écolier guinéen continu à suivre les cours dans des conditions très précaires.

Cette question sur les 85 milliards de francs guinéens alloués au ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation par le chef de l’État vise à équiper les écoles des tables bancs taraude les esprits. Selon un consultant sur des questions d’Éducation c’est un acte salutaire mais qui ne résout pas les problèmes majeurs de ce secteur.

« Le projet de l’équipement des établissements scolaires, c’est salutaire. Lorsque le président de la république décide de prendre 84 milliards de budget de souveraineté donnée à un ministère qui est le MENA afin d’équiper les écoles des tables bancs, c’est vraiment une bonne chose. Parce qu’indirectement, ça créé aussi de l’emploi aux artisans locaux », a déclaré Aboubacar Mandela Camara, consultant en éducation.

Poursuivant son intervention, il a invité les uns et les autres à plus de vigilance. Selon lui, cette confection de tables bancs ne va pas résoudre les problèmes majeurs liés à l’éducation dont la pléthore des effectifs dans les salles de classe.

« Il ne faudrait pas que les gens confondent les choses. Ce n’est pas parce qu’il y a beaucoup de table bancs dans une classe qu’on résout le problème d’effectif, non, ce n’est pas forcement cela. Si on met beaucoup de tables bancs, ça veut dire que ceux qui suivaient les cours en étant assis à terre ou arrêtés, ils vont s’asseoir mais cela ne résout pas le problème de pléthore. Ça peut même accentuer le problème pléthore des effectifs dans les salles. Il faut décentraliser la gestion du système éducatif guinéen en donnant plus de moyens aux établissements scolaires », a-t-il préconisé.

Ce consultant sur des questions d’éducation a réitéré que pour résoudre les problèmes qui gangrènent l’éducation nationale, la construction des infrastructures scolaires, l’engagement d’enseignants qualifiés ainsi que la création des conditions de vie acceptables pour les encadreurs, sont primordiales.

Par ailleurs, le retard de la confection des tables bancs impacte les établissements des écoles publiques du pays. Des élèves continuent à suivre des cours à terre dans certaines salles de classes. Une réalité qui défavorise les conditions de formation de ces élèves guinéens.

Ibrahima Sory BARRY

Tel: +224 656 77 52 34

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