Ramadan : le grand marché de Madina bondé de monde à la veille de la fête
Route bondée de monde, marchandises étalées un peu partout, échanges entre vendeurs et acheteurs, tel est l’image que projette le marché Madina à l’approche de la fête de l’Aïd el-Fitr, autrement appelé fête de Ramadan. La rareté des clients se fait sentir malgré la présence massive des gens dans ce grand marché.
« Cette année, ça ne marche pas comme ça marchait l’année dernière. Le temps est très dur. Les clients se font rares. Comme c’est la fin du ramadan, on gagne petit à petit notre pain », a indiqué Oumar Sow.
« C’est vraiment une première cette année. L’année passée, difficilement, on pouvait circuler ici car c’était bouré de monde. Les articles sont chers. Nos fournisseurs disent que les frais de débarquement coûtent cher. Je demande à l’Etat de nous venir en aide », a lancé Anna Sidibé, vendeuse.
Certaines vendeuses rencontrées dénoncent la cherté du marché. C’est le cas de Aïcha Chérif qui a profité de l’occasion pour interpeller les autorités.
« Toutes ces denrées sont cultivées chez nous mais tout est cher. Actuellement, la pomme de terre se négocie à 30 mille GNF. Pourtant chacun de nous cherche de quoi se nourrir. Contrairement à l’année dernière, tous les prix ont grimpé », a souligné Aicha Cherif.
Face à cette cherté du marché, ce client lance un cri de cœur. «Actuellement le marché est très dur. Ils ont tous augmenté. Cette année est plus dure que l’année passée. L’Etat doit s’occuper de la population en jouant son rôle », a dit Mamoudou Doumbouya, client.
Pour certains observateurs, la cherté du marché de cette année serait due à la pandémie de Covid-19 dans le pays. En plus, la fermeture de certaines frontières dont le Sénégal et la Guinée Bissau.
Ibrahima Sory Barry