La Guinée : pays des Présidents Démocrates sanguinaires
« Sont-ils les victimes d’une société agitée ou des cadres vendus ou encore des maitres manipulateurs ? C’est à vous qu’il revient d’en juger ».
La Guinée, un pays chaque fois attristé et meurtri par la mort de ses dignes fils devenue une tradition ou monnaie courante de ses présidents. De 1958 en 1984, elle a perdu des milliers de ses fils sous l’appareil répressif de la révolution installé par Sékou Touré. Cette tragédie fut suivie par le Général Lansana Conté arrivé au pouvoir le 03 Avril 1984 suite à un coup d’État constitutionnel. Pendant les 24 ans de règne de celui-ci aussi, ce sont des milliers de guinéens qui périrent sous le pont de la répression militaire. À la mort de ce dernier en 2008, le Capitaine Moussa Dadis Camara devenu l’homme fort du pays à la suite d’un coup d’État comme son prédécesseur mit en marche la même machine répressive contre le peuple de Guinée entrainant la mort de plusieurs guinéens le 28 Septembre 2009. Quel danger pour ce petit pays pauvre, mais religieux d’avoir toujours à sa tête des sanguinaires qui pourtant ont tous prôné la démocratie !
En 2010, pour la première fois de son histoire, ce pays connut l’arrivée au pouvoir d’un président démocratiquement élu, malgré qu’il ait eu des failles. Un grand juriste qui fut professeur assistant de droit à la Sorbonne, l’une des plus prestigieuses universités du monde. De surcroit, un homme qui a combattu avec opiniâtreté tous les régimes autoritaires, tyranniques sus-cités pendant 40 ans. C’est pour dire que l’élection de cet homme à la tête du pays avait suscité beaucoup d’espoir chez tous les guinéens même pour ceux qui n’avaient pas voté pour lui. Le rêve d’assister à un changement positif sur tous les plans, surtout pour la mise en place d’un État de droit dans lequel aucun guinéen ne peut être tué, arrêté ou emprisonné pour avoir réclamé son droit animait tous. Mais ce rêve est-il devenu une réalité ? Ma réponse est sans doute Non! La situation continue à se détériorer à cause d’un régime sanguinaire qui s’en prend à tous ceux s’opposent ou cherchent à améliorer leur situation. Avec un bilan horrible au chapitre du respect des droits de la personne. Des centaines de militaires, d’hommes d’affaires, des politiciens et même des civils croupissent dans les prisons guinéennes, parfois en attente d’un procès ou déjà condamnés à de lourdes peines sur la base de preuves farfelues.
Depuis 2011, une répression sans précédent s’est battue sur une partie de l’armée guinéenne. Au niveau de la population le sang continue à couler injustement. Les pauvres et innocents citoyens sont tués presque lors de toutes les manifestations politiques ou sociales engagées pour réclamer leurs droits. Est-il une malédiction pour ce pays d’avoir toujours des sanguinaires au pouvoir ? Est-il normal pour un homme démocratiquement élu d’être sanguinaire ? Est-il admissible pour quelqu’un qui a combattu des sanguinaires de se transformer en sanguinaire ? Voilà tant de questions que beaucoup de guinéens se posent? L’homme reste alors l’être le plus difficile à connaître, mais avec le temps on finit toujours par découvrir la face cachée des uns et des autres, car celui qui se disait être Nelson Mandela de la Guinée, on ne pouvait pas penser que lui peut devenir aujourd’hui Mobutu ou Idiamine Dada de Guinée à cause de ses atrocités contre son peuple. Comment est-il arrivé là ? Cet ancien professeur de droit a fait tomber son masque de gentil démocrate.
De 2011 à nos jours, plusieurs familles guinéennes sont endeuillées. Ces victimes majoritairement jeunes sont parti (es) à l’âge de la fleur brisant ainsi l’espoir de toute une famille. Les opposants tues sont toujours enterrés, mais leurs noms et opinions resterons toujours graver en lettre d’or dans les annales de l’histoire de la Guinée et si rien n’est fait le pays risquera de sombrer. On ne sait à cause de quel pouvoir ce monsieur peut-il se dresser contre un peuple qui lui avait pourtant soutenu pendant ses longues années de lutte pour aller jusqu’à organiser des élections dans le sang le 22 Mars 2020? Une cruauté et une tyrannie inouïes qui plongent les guinéens dans un désespoir total. Peut-on désormais compter sur cet homme qui a montré ses limites ? Pas du tout! Quelqu’un qui est prêt à marcher sur des cadavres pour se maintenir au pouvoir constitue un réel danger pour l’avenir du pays. Alors disons que la Guinée court au risque temps qu’elle au contrôle de son pouvoir exécutif cet homme. L’arrivée au pouvoir d’un patriotique qui a l’estime de la vie humaine pour sauver la Guinée et des guinéens serait-il pas une exigence en ce temps ? Alpha Condé est-il démocrate ? La réponse la plus claire et la plus simple est Non! Non, le président guinéen n’a rien d’un démocrate. C’est plutôt un homme qui confisque la démocratie. Mais est-ce que cette réponse épuise le problème ? Évidemment, non! Je vais m’expliquer. Par exemple Alpha Condé et son parti, RPG sont des fervents partisans de la démocratie électorale, c’est-à-dire des élections libres et non faussées.
Évidemment remportent toutes les élections depuis 2010, avec la CENI-ARC-EN-CIEL diplômée en tricherie. Et lorsqu’ils ne les gagnent pas, ils passent par des accords de dernière minute et bafouent les droits des populaces.
Tout ceci, de surcroit, pour un mégalomane sanguinaire qui, depuis son éternité refuse tout simplement de respecter intégralement l’alternance. Alpha Condé acceptera-t-il d’écrire l’avenir ou d’être évincé de la manière démocratique? Rien n’est moins sûr ! Si le pouvoir est considéré comme une drogue. Le pouvoir absolu est un stupéfiant. Et rien ne semble arrêter le président Condé. Ni l’impossible, ni le ridicule. Ni même l’Occident. Mais est-il trop tard pour lui de prendre une bonne décision personnelle en vue de marquer l’histoire de Guinée à jamais ?
Salifou SOUMAH, Juriste
Résident à Metz, France