Aboubacar Biro Soumah sur certaines décisions de la CEDEAO : « la Guinée n’a aucune leçon à apprendre en matière de transition »
Depuis le coup d’Etat du 07 septembre dernier qui a renversé Alpha Condé du pouvoir par le Comité National pour le Rassemblement et le Développement (CNRD) , les réactions ne tarissent pas tant au niveau chez les acteurs politiques et de la société civile.
A cet effet, interpellé sur cette phase cruciale en Guinée par l’un de nos reporters, le président du Parti pour le Progrès et le Changement (PPC) et membre de l’Alliance Nationale pour l’Alternance Démocratiques (ANAD), Aboubacar Biro Soumah n’a pas tardé de s’en prendre aux sanctions de la CEDEAO par rapport à la transition guinéenne, e, disant ceci : « la Guinée n’a aucune leçon à apprendre en matière de transition de qui que soit . Cette CEDEAO n’a dit aucun mot lors qu’Alpha Condé a forcé de faire un 3ème mandat, un acte qui allait à l’encontre de notre constitution de 2010. Donc, je demande à cette CEDEAO de laisser le peuple de Guinée conduire ce destin tant attendu ».
« Nous sommes des hommes avertis, nous sommes dans l’opposition depuis 2010 parce que nous voulons que la Guinée change de la plus belle des manières. Nous voulons que la Guinée ait des institutions républicaines et indépendantes qui ne dépendent pas de l’exécutif. Donc, aujourd’hui, on ne peut pas suivre aveuglement cette junte. Notre soutien pour le CNRD reste un soutien moral. C’est un soutien moral que nous leur apportons, parce qu’ils sont venus au moment où tous les guinéens se posaient se demandaient comment se débarrasser de ce dictateur (Alpha Condé) qui a mis l’intelligentsia guinéen à genoux », a déclaré notre interlocuteur.
Avant d’ajouter ceci : « Donc, on ne peut pas s’embarquer comme ça dans un bateau. Il faudrait que des actes réels soient posés par le CNRD pour nous convaincre afin qu’on puisse les accompagner le long de la transition. Mais, pour le moment, notre position c’est de prendre acte et les accompagner moralement dans un premier temps ».
S’agissant de la durée cette transition, le président du PPC a laissé entendre que 18 mois sont largement suffisants pour mettre en place les instruments, organiser les élections et rendre le pouvoir à une autorité civile élu par le peuple.
Léon Kolié