Toutes les infos en direct sur la Guinée

Couvre feu : la CMIS se livre à la corruption dans les différents carrefours de Conakry

0

Depuis l’instauration du couvre feu dans la ville de Conakry par l’Etat guinéen pour éviter la programmation de la pandémie Covid-19, plusieurs citoyens qui retardent tard la nuit avant de rallier leur maison sont confrontés à des difficultés avec la Compagnie Mobile d’Intervention et de Sécurité (CMIS).

Malgré la prise de décision du gouvernement pour régulariser les lieux concernés des barrages nocturnes, des agents de la police de la CMIS continus à se livrer à la corruption dans les différentes carrefours de Conakry.

Il suffit de faire un tour dans certains carrefours à partir de 00 heures our constater les faits. Au carrefour Sangoyah, dans la commune de Matoto par exemple, on a eu à assister à un fait très touchant. Des membres de la CMIS ont érigé des barricades dans tous les sens.

Au début, les agents font semblant d’être honnête dans leur travail. Leur chef de mission laisse l’ordre de ne laisser aucun passage avant de se déplacer. A quelques mètres du rond point, il a dit à un chauffeur de faire bouger son véhicule, ce dernier a essayer de lui faire comprendre qu’il n’a pas où aller parce que devant lui est bloqué. Très remonté l’officier de police a appelé l’un de ses subordonnés de venir dégonfler les pneus du véhicule. Immédiatement, le policier s’est mis à exécuter l’ordre. Sous l’impuissance, le monsieur a commencé à plaider le policier de ne pas dégonfler ses pneus.

Après une forte dispute, le policier a demandé au monsieur de payer de l’argent sinon, il va dégonfler tous ses quatre pneus. Finalement le monsieur a remis une rançon au policier pour éviter que son véhicule ne soit endommagé.

Après cet acte, il est revenu au rond point où il avait instruit à ses subordonnés de ne laisser aucun véhicule passé. Après plusieurs heures d’attentes, il a ordonné de laisser le passage mais en condition que chaque chauffeur paie une sommes d’argent. Ceux qui n’en n’ont pas vont rester jusqu’à 4 heures du matin.

Sur les lieux, un médecin est venu. D’après lui, il a une femme couchée à l’hôpital, elle doit accoucher. De lui laisser passer pour aller aider la dame qui devrait accouché dans une clinique de la place. Malgré l’urgence, il n’a pas eu l’autorisation de passer pour aller sauver cette femme et son enfant.

Un autre monsieur est venu avec un plastique qui contient de médicament, sous prétexte, qu’il a sa femme qui est malade, il veut l’emporter ses médicaments. Les policiers ont été catégoriques qui qu’on que ne paie pas l’argent ne dépassera pas ce rond point de Sangoyah.

Même réalité au carrefour Kissosso. Là aussi, des agents de la CMIS sont présents, les citoyens qui se déplacent d’un point A pour un point B tard la nuit, paient de l’agent pour dépasser la corde du barrage. Les plus touchés sont les personnes véhiculées.

Ibrahima Barry

Tel: +224 656 77 52 34

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que cela vous convient, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. J'accepte Lire la suite

Politique de confidentialité et de cookies
Partager