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Dr Ibrahima Sory Diallo du parti  ADC : « il faut donner au minimum trois (03) ans au CNRD pour la mise en place des institutions fortes »

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Dr Ibrahima Sory Diallo, président de l’Alliance Démocratique pour le Changement (ADC), coordinateur du Bloc de l’Opposition Constructive (BOC), et ex honorable de la 9ème législature a accordé cette semaine à notre entretien.

Donc, au cours duquel, le jeune politique s’est largement prononcé sur certains sujets brûlants défrayant la chronique dans la cité notamment,  la question  concernant la durée de la transition, le nombre de places attribué aux partis politiques au sein du CNT et autres.

Verité224.com : Vous avez été député de la 9ème législature, quelles sont vos propositions après l’investiture du président du Comité National du Redressement et pour le Développement (CNRD), le colonel Mamadi Doumbouya, pour la réussite de la transition ?

Dr Ibrahima Sory Diallo : l’investiture du président du CNRD, président de la transition, colonel Mamadi Dombéya, est venue suite à un coup d’Etat  qui a affligé tout le peuple de Guinée. Nous, nous ne sommes pas contre. Il n’est pas sans savoir, lorsque l’armée à un moment donné, décide de prendre les choses en main, tout ce qu’on va demander surtout au président colonel Doumbouya, c’est de bien mener la transition.

Aujourd’hui, c’est un sentiment de satisfaction de tout ce que le président du CNRD colonel Doumbouya a dégagé comme feuille de route, pour la conduite de la transition. Il ne faut pas qu’il se focalise trop sur les vieux partis politiques. Parce qu’à un moment donné de l’histoire de la Guinée, il y a eu des partis politiques qui ont violé la loi, tout en empêchant la tenue des élections législatures qui étaient reconnues par les institutions républicaines et qui obéissait à tous les principes de juridiction du pays.

Qu’à même aujourd’hui, nous acceptons la venue au pouvoir du CNRD qui va essayer de mettre les choses au clair et satisfaire le peuple de Guinée. Mais il ne faut pas qu’il se focalise seulement sur un parti politique, parce que dans le temps, ce parti a été ça et ça. Il doit prendre tous les partis politiques au même pied d’égalité, parce que nous sommes à une période transitoire, il n’y a pas ni de mouvance, ni de l’opposition.

Le président colonel Mamadi Doumbouya doit être très vigilant, se débarrasser de tout civil qui viendra lui faire une démagogie. Il n’a qu’à comprendre qu’il a pris le pouvoir et il a un droit de regard des citoyens vers lui. Ceux qui l’applaudissent aujourd’hui, peut-être demain, ils peuvent lui dire qu’ils ne sont pas d’accord avec lui . Tous ceux qui ont volé, détourné les biens de l’Etat ou qui ont mal géré le pays, il doit les mettre devant les faits. La classe politique doit accepter d’accompagner colonel Doumbouya pour réussir la transition.

Vous proposez quelle durée pour la transition ?

Bien entendu, nous avons fait ce cas dans notre mémorandum concernant la durée de la transition en Guinée. Nous avons dit qu’il faut donner la chance à la nouvelle génération. Pour nous, le colonel Mamadi Doumbouya fait partie de cette génération. Donc par conséquent, nous avons dit, on ne peut pas se précipiter dans la transition. Pas parce que nous avons des ambitions politiques, mais parce qu’il faut donner la chance au CNRD et son président d’aller vers les compromis. Puisqu’il a des chantiers à débattre. Ces chantiers réparés, pourrons donner une forte chance à la jeune classe politique  qui est en train de se construire.

Dans la charte, il est prévu l’organisation des élections. Mais malheureusement une date n’est pas encore prévue. Ce qui a surpris pas mal d’acteurs de la classe politique notamment, nous de l’opposition constructive. On devrait connaître la durée de la transition. Mais qu’à cela ne tienne, nous opposition constructive, avons fait des propositions, un mémorandum pour la réussite de la transition.

Pour éviter ce qui a été fait en 2009-2010 et, bien conduire cette fois-ci la transition en République de Guinée, il ne faut pas commencer par l’organisation d’élection présidentielle, chose qui a causé des préjudices. Puisque, nous sommes restés plus de trois (03) ans avant d’installer une Assemblée Nationale (AN).

Moi tout comme le BOC pense qu’il faut donner au minimum trois (03) ans au CNRD, pour la mise en place des institutions fortes acceptées de tous les guinéens.

Dans la charte de la transition, quinze (15) places reviennent aux partis politiques au sein du Conseil National de la Transition (CNT), votre réaction ?

 Je pense qu’on ne peut pas considérer que le Conseil National de la Transition (CNT) qui sera mis en place, va être comme une Assemblée Nationale (AN) ou comme le CNT de 2009-2010 où plus de cent cinquante (150) personnes étaient représentées. Je crois bien que le quota (15 places) qui revient aux partis politiques, a été bien calculé. Nous avons aujourd’hui plus de deux cent (200) partis politiques agréés en Guinée.

Pour procéder au partage des quinze (15) places, on ne peut pas les octroyer à tous les partis politiques agréés. On ne pourra pas sortir. Mais, il faut tout simplement les octroyer aux six (06) groupes politiques existants dans le pays notamment, le BOC, l’ANAD, la COPED, la CPR, la CORED et le RPG arc-en-ciel, en fonction des quotas des partis politiques membres de ces groupes qui ont participé aux élections, tout en se référant au Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD).

Pour éviter des suspicions et des angoisses, on demande au colonel Mamadi Doumbouya de ne pas se laisser distraire. D’éviter actuellement de rencontrer des partis politiques en catimini. Moi, je ne suis pas contre le fait que les membres des institutions dissoutes ne seront pas exclus du CNT. Mais, cela ne veut pas dire que les membres des institutions dissoutes ne seront pas membres du gouvernement qui sera mis en place.

Certainement, il peut prendre des bonnes personnes pour les mettre dans le gouvernement. Parce que la Guinée a besoin de certains anciens pour fonctionner, puisqu’ils ne sont pas tous mauvais, il y a des bons parmi eux.

Propos recueillis par Léon Kolié

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