Guinée : une femme victime d’injustice à cause des biens laissés par son feu mari
En Guinée, des femmes sont souvent victimes d’injustice de la part de leur belle famille après le décès de leur époux. C’est le cas de Safiatou Camara, mère d’une fille qui se plaint d’être victime d’acharnement de la part d’un proche de son époux à cause des biens laissés par ce dernier avec sa mort.
Après le décès de son époux, il y a plus d’une année, cette dame a été victime d’injustice en complicité du témoin de son mariage, un ami proche de son époux.
« Tout à commencer après le sixième jour du décès. Il y a un de ses compatriotes ici qu’il considérait comme son grand frère. Après le décès, ce dernier est venu me voir, c’est lui même qui avait été le témoin de notre mariage. Vu que j’étais dans le veuvage et que ma belle famille n’était pas sur place. Ils ont fait une procuration, ils m’ont dit de lui laisser gérer l’entreprise de mon feu mari jusqu’à ce que mon beau frère vienne. J’étais d’accord. Maintenant ce dernier, on lui avait dit qu’il devrait nous rendre compte à chaque fin du mois. Chose qu’il n’a jamais fait. Il me faisait des avances. Parce que juste un mois après le décès de mon mari, il est venu chez nous dire que chez eux, le veuvage c’est juste pour 40 jours après ça s’est fini. Pourtant, il nous mentait. C’est quand on a mené des enquêtes, on a compris que ça se passait comme ici. A cause de lui, je n’ai pas pu faire les un mois, quatre jours », a-t-elle dénoncé.
Poursuivant, elle a sollicité la présence de son beau-frère. « Il m’a dit si son jeune frère vient ici, tu va le regretter et tu seras humilier à Siguiri. J’ai dis ah bon ? il m’a répondu oui. J’ai insisté, finalement, il a cédé, il a accepté, mon beau frère est venu. Et il a réussi à retourner ce dernier contre moi. Tout allait bien au début avec ce dernier. Mais quand il lui a expliqué le contenu du paquet du mariage, ils m’ont présenté un testament qui a été faite par mon mari, au début, je n’avais pas eu le temps de vérifier ce qui se trouvait dans le testament, c’est après que j’ai pris tout mon temps, j’ai lu le testament, j’ai vu la date qui était dans ce testament, en ce moment, j’étais avec mon mari ici en Guinée, on suivait le traitement ensemble. Je me suis posé la question de savoir, comment mon mari peut être ici et être au Ghana en même temps. J’ai dis je ne suis pas d’accord avec ça ».
Pour justifier cette affaire, son beau-frère aurait créé un faux testament pour l’allégation des biens de son époux. Une chose à laquelle Safiatou Camara s’est opposé. « Ce qui me fatigue, c’est du fait je sens que ces gens là sont soutenus par mes propres compatriotes. Surtout au tribunal de Siguiri actuellement, moi je n’ai pas mon mot à dire là-bas. A commencer par le président du tribunal jusqu’à la vice-présidence. Le procureur de la république et surtout, il y a un substitut du procureur, nommé Cé Avis Gami, ce dernier s’est permis même de me menacer en me disant que tant qu’il me verra pas derrière les barreaux qu’il ne sera pas tranquille ».
Safiatou Camara a perdu son mari suite à un accident de la circulation. Il a laissé derrière lui des biens, notamment des maisons, des terrains en Guinée y compris au Ghana, son pays d’origine. En plus, il a aussi laissé une entreprise basée à Siguiri en Haute Guinée.