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L’écrivain peut-il vivre de sa plume ?

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Le métier d’écrivain est, à l’instar de celui de médecin ou de celui d’avocat, d’une noblesse à n’en pas douter. L’écrivain jouit d’une présomption de savoir : n’est pas écrivain qui veut mais qui peut ; et il met ce savoir au service de l’humanité, à travers ses enseignements, sa farouche résistance à l’oppresseur, etc.

Si la noblesse de ce métier ne fait pas de doute, son rendement pécuniaire est tout de même dubitable.

En effet, bon nombre d’écrivains font de l’écriture une activité secondaire, car, tout simplement, le livre rapporte peu à son auteur, mais enrichit plutôt l’éditeur qui, ayant proposé un contrat qui est tout à son avantage, recueille la plus grande portion des fruits du travail de l’auteur. A moins d’avoir la martingale pour produire des best-sellers, celui-ci demeurera, donc, dans une position de faiblesse.

C’est d’ailleurs cet état de fait qui pousse la plupart des écrivains à migrer vers l’autoédition. Cependant, le risque ici est que la production pourrait être d’une qualité moindre, d’un point de vue littéraire. Mais, comme dirait le Docteur Amady Aly Dieng, mieux vaut produire un livre, qu’il soit bon ou mauvais, que de ne rien produire du tout !

Pour finir, l’écrivain n’a pas pour vocation de s’enrichir aux dépens de ses lecteurs, non. Il a plutôt pour sacerdoce la défense de ceux-ci. Car, en prenant sa plume, il fait le serment de ne jamais être du côté de l’oppresseur.

Cheick Ouma Diakité – Juriste et écrivain

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