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Madic 100 frontière : « je ne viens pas de la prison, je viens d’une école »

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Il lui a fallu neuf mois de prison afin qu’il se rend compte qu’il commet des erreurs dans ses revendications contre le pouvoir en place en Guinée. Mamadi Condé alias Madic 100 frontière, militant de l’UFDG et activiste sur les réseaux sociaux est revenu sur les moment pénibles de sa mésaventure en prison chez nos confrères d’Hadafo Media, dans l’émission ‘’Les Grandes Gueules’’.  

Il a d’abord commencé par remercier le président de la république, Alpha Condé. « Merci infiniment de m’avoir gracié. J’avais demandé pardon lors de mon procès au Tribunal. C’était de dire au président aussi que c’est un jeune qui a fait l’erreur et qui a reconnu son erreur. J’ai demandé pardon et il a accepté. Donc, je suis vraiment content, c’est un signe de paix et de réconciliation », a –t-il indiqué.

Ce qui s’est passé en prison

Sur ce sujet, il a fait savoir aux journalistes, « je ne viens pas de la prison, je viens d’une école. J’ai passé plus de temps en occident, mais chaque année, je venais une fois en Guinée. Cette fois-ci c’était une expérience très différente. Donc, j’ai beaucoup appris. Beaucoup m’ont connu sur les réseaux sociaux mais j’ai des valeurs, je viens d’une famille et mes parents sont-là. Mon combat, ce ne t’ai pas de montrer aux guinéens que je suis un euro, c’était un cri de cœur. J’ai une mentalité qui à la possibilité de faire beaucoup de choses que je vis au Canada en Guinée. J’ai des domaines, en faisant ça, je fais des erreurs et je le reconnais. Quand on m’a arrêté, tout ce temps, ce n’était plus un combat. D’abord en faisant le combat, c’était quoi mes erreurs parce c’était le moment idéal pour identifier le bon et ce qui n’est pas bon. Parce que c’est une expérience, c’est du vécu. Oui la prison m’a changé parce que je me suis conseillé moi même ».

Ce qu’il a appris et qu’il ne va jamais faire.

L’activiste des réseaux sociaux a rassuré qu’il va changer d’abord, sa façon de faire sur les réseaux sociaux. « Il y a des actes que j’ai vus l’impacter sur le terrain. Cela m’a fait mal parce que j’ai eu des reproches, d’autres citoyens n’ont rien à voir avec ça. Un jour, un vieux m’a trouvé en prison avec son téléphone, il m’a montré juste une petite partie d’une de mes vidéos, il m’a dit je t’aime et je t’admire beaucoup mais le mot là m’a fait mal. Un homme conscience qui veut vraiment d’un changement et tu vois vraiment ce qu’il dit c’est vrai, mais je lui ai demandé pardon ».

Poursuivant, il a laissé entendre que les circonstances font de nous qui nous sommes. « Il y a des moments, je me suis retrouvé dans des états, où je ne me reconnaissais pas moi même. J’étais fâché, j’étais en colère, il y avait beaucoup de douleur en moi dans notre passé politique. J’étais vraiment frustré ».

Plus loin, Madic est revenu sur sa deuxième journée en prison à la maison centrale de Conakry, « la deuxième journée de mon arrestation, il y a général Bafoué qui s’est déplacé pour aller me rencontrer. Il était accompagné de 14 personnes. On a parlé humainement. Il est venu pas pour me menacer, il m’a dit Madic, je veux vous parler, j’ai dit d’accord, vous savez en parlant, on se rendre compte la personne qui vous parle si elle est sincère ou pas. Il m’a fait des reproches, ça c’est personnel qui n’a rien à voir avec l’Etat. Ce qu’il m’a dit c’était vrai. Directement, je lui ai présenté mes excuses et je lui ai dit pourquoi je l’ai fait. Il m’a dit je te pardonne toute suite. Ça se sont des trucs qui m’ont touché et depuis ça, il n’a plus en parlé », a-t-il raconté.

Ibrahima Sory BARRY

Tel: +224 656 77 52 34

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