Un activiste dénonce un « référendum de toutes les incohérences » à une semaine du scrutin en Guinée
L’approche du référendum constitutionnel du 21 septembre en Guinée continue de susciter des réactions vives au sein de la société civile. Dans une publication sur sa page Facebook ce dimanche, Abdoul Sacko, figure bien connue de l’activisme guinéen, a lancé un appel cinglant, qualifiant le processus de « théâtre constitutionnel » et exhortant les autorités à y mettre un terme.
Dans son texte, Abdoul Sacko, qui est le coordinateur national du Forum des forces sociales de Guinée (FFSG), déplore le long délai de la transition, estimant que le travail aurait pu être réalisé en « trois (3) ou six (06) mois maximum ». Il dénonce le « coût réel sur le contribuable Guinéen » de ce qu’il perçoit comme un cirque, pointant du doigt les incohérences d’un référendum qui, selon lui, ne correspond pas aux « besoins et réalités » du peuple.
L’activiste ne mâche pas ses mots, qualifiant le référendum de « cirque » et appelant à « rétablir l’ordre moral, social, économique et humanitaire ». Son message, largement diffusé sur les réseaux sociaux, fait écho aux préoccupations d’une partie de la société civile et de l’opposition qui dénoncent le manque de transparence et l’absence de véritable dialogue national.
Cette sortie d’Abdoul Sacko intervient alors que la Guinée s’apprête à voter sur une nouvelle constitution, un processus censé marquer la fin de la période de transition initiée par le coup d’État de 2021. La société civile guinéenne, dont Abdoul Sacko est une des voix, s’interroge sur la légitimité d’un scrutin qui ne fait pas l’unanimité et qui ne semble pas, à leurs yeux, répondre aux aspirations profondes de la population pour un avenir démocratique et prospère.