Urgent : l’hôtel Sheraton « donnerait » des produits périmés à ses travailleurs
L’hôtel Sheraton situé à Kipé dans la commune de Ratoma, est en bras de fer avec son personnel qui travaille depuis plus d’un an. Le bâtiment d’accueil a récemment licencié trois travailleurs après que l’un de ces derniers a accidentellement cassé un pot de fleurs. Une décision qui n’a pas laissé indifférente la structure syndicale des travailleurs dudit hôtel, qui rappelle d’ailleurs que les responsables »donnent » parfois des produits périmés aux travailleurs à la cantine.
C’est lors d’un point de presse animé à la maison commune des journalistes à Kipé, dans la commune de Ratoma, à l’occasion de la journée internationale du travail décent le 7 octobre dernier, que le bureau du syndicat des travailleurs de l’hôtel Sheraton a évoqué, l’irresponsabilité des responsables dudit hôtel, qui de sang-froid, a regardé une servante malade mourir sans rien faire, avant de limoger un travailleur qui a intentionnellement cassé un pot de fleurs.
« Il n’a fait que casser un pot de fleurs par accident de travail qui n’aurait pas pu arriver à un licenciement. Nous nous sommes partis en tant que délégué syndicaux pour plaider pour sa cause pour qu’il ne soit pas licencier. Avant ça, il y avait déjà une employée qui a été que l’entreprise a refusé de prendre en charge qui est décédée. Maintenant, on se pose souvent la question si l’entreprise considère le fait de casser un pot de fleurs comme une faute grave, qu’en est-il de laisser une employée mourir à l’hôpital ? Qu’en est-il de servir aux employés des produits périmés dans leur cantine ? Et qu’en est-il de faire des harcèlements verbaux aux employés pour les stresser et pour les empêcher de travailler », a dénoncé Alhassane Diallo, membre du bureau syndical de l’hôtel licencié.
Aussi douloureuse que soit sa peine, la maman de la victime Mariama Sylla est revenue sur les circonstances de la mort de sa fille.
« Concernant l’argent que devait recevoir mon enfant à titre de règlement pour les cinq ans de service dans l’entreprise, nous n’avons rien reçu. Malgré les démarches menées, nous n’avons reçu qu’un million après la confirmation de la banque, j’ai remis l’argent à mon gendre de remettre à l’entreprise car ce n’est pas ce montant qu’elle devait à ma fille. Depuis ce jour, l’entreprise ne nous a plus contacté », a expliqué la mère de Mariama Sylla.
Malgré les dénonciations de l’organe syndical de l’hôtel en collaboration avec l’USTG, aucune action n’est jusqu’à date entreprise par l’hôtel concerné. Pire, le gouvernement à son tour, continue à faire la soude oreille face à cette situation.