Portrait : voici l’impressionnant parcours de Marie Gomez, Directrice générale de l’OPROGEM
La République de Guinée est en train de renouer avec la méritocratie. Les dernières nominations sont en train de rassurer l’opinion sur la pertinence des différents choix. L’une des plus grandes parfaites illustrations est la nomination de Marie Gomez à la tête de l’Office de protection du genre, de l’enfance et de mœurs (OPROGEM).
Cette femme est sans doute récompensée pour son combat expéditif contre les viols, les violences basées sur le genre, la maltraitance des enfants, l’infanticide, la traite des personnes, les coups et blessures volontaires dans les foyers, la maltraitance, l’enlèvement, la non-représentation d’une personne ayant droit de regard, … Mais qui est cette bête noire des violeurs ? Verite224.com retrace le parcours de Marie Gomez mise devant la scène pour la sécurité des personnes les plus vulnérables.
Cette native de Fria a obtenu son BEPC avant de rejoindre le Lycée 2 octobre de Kaloum où elle a obtenu avec brio les baccalauréats première et deuxième partie en sciences expérimentales. Les études vont la mener à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry où il décrochera quatre ans plus tard sa maîtrise en sciences biologiques avec mention remarquable avec les félicitations des membres du jury. Marie Gomez n’a jamais été une femme qui baisse les bras. Dès la fin de ses études, elle va multiplier des contrats qui vont l’amener à DFP Micro-Guinée comme assistante du Directeur général, opératrice de saisie à la SONOFIG, …
Elle entre dans l’enseignement en tant que contractuelle au compte du département de l’éducation. Puis, elle intègre la fonction publique. Elle a fait le concours de recrutement de la police nationale en 2003 admise à l’école nationale de police. En 2009, il suit avec succès une formation des officiers de police judiciaire à la Compagnie mobile d’intervention et de sécurité (CMIS) de Camayenne pendant deux mois. Un an plus tard, elle se forme sur l’exercice de la police technique et scientifique. En 2013, elle est formée sur les techniques d’enquêtes.
Bête noire des violeurs
Grâce à son courage, son abnégation et son intransigeance sur le respect des lois, Marie Gomez fait son entrée à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ). Elle intègre la division Interpol. Elle se fait remarquer grâce à sa dévotion au travail à Interpol. Une démarcation qui l’a permise d’être sélectionnée pour suivre une formation au Sénégal dans le cadre de la lutte contre la criminalité transfrontalière en Afrique de l’Ouest.
Elle va suivre une autre importante formation à Kigali, au Rwanda sur les trafics d’êtres humains. En 2017, pendant deux mois, elle suit une formation des formateurs sur la police judiciaire dispensée par l’Institut royal de police du Maroc. Marie Gomez renforce régulièrement ses capacités où elle traverse les capitales africaines. Togo, Burkina Faso, Botswana, Mali-Bamako. Au pays des hommes intègres, Burkina par exemple, elle suit une formation sur la tenue des audiences foraines.
Nommée Directrice adjointe de l’Office de protection du genre, de l’enfance et de mœurs (OPROGEM), Marie Gomez mène des enquêtes pour traquer des violeurs, des délinquants et des trafiquants d’êtres humains. Grâce à son professionnalisme, des violeurs certains puissants sont condamnés dans les tribunaux. Au mois de février 2022, elle honore la Guinée lors la conférence internationale sur la traite des personnes tenue à Freetown en Sierra Leone. Des exploits qui hissent Madame Gomez parmi les personnalités les plus utiles à la société guinéenne. Et aujourd’hui, avec une récompensée bien méritée, elle prend les rênes de l’Office de protection du genre, de l’enfance et des mœurs comme Directrice générale.
Alpha Oumar Diallo