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Guinée : L’incroyable bond de 700 % qui reconnecte le pays

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Une révolution invisible est en train de transformer l’économie guinéenne. En un an et demi à peine, la capacité du réseau Internet national a enregistré une progression cumulée vertigineuse de 700 %.

Dernier fait d’armes en date le passage de la dorsale de fibre optique de 200 Gb/s à 400 Gb/s, annoncé officiellement le mercredi 20 mai par la SOGEB.

Pour les entreprises locales comme pour la jeunesse ultra-connectée de Conakry, ce changement d’échelle est crucial. Face à une demande en haut débit qui sature les infrastructures existantes, l’État guinéen a choisi de faire tapis sur les technologies de pointe, en renouvelant sa confiance à son partenaire technique de longue date, Huawei.

Ce n’est d’ailleurs qu’une première étape. Si la boucle principale est désormais opérationnelle, l’opérateur historique national et le constructeur chinois visent déjà le cap des 600 Gb/s d’ici décembre. De quoi faire de la Guinée l’un des hubs numériques à suivre de très près en Afrique de l’Ouest.

Télécoms, la Guinée accélère son désenclavement numérique avec l’appui de Huawei. En Afrique de l’Ouest, la transition numérique s’accélère à un rythme sans précédent. Les autorités guinéennes viennent d’officialiser le doublement de la capacité de la dorsale nationale de fibre optique, faisant grimper le débit disponible de 200 à 400 Gb/s.

Cette mise à niveau technique représente un bond spectaculaire de 700 % de la capacité globale du réseau national en seulement dix-huit mois. Cette modernisation répond directement à l’explosion de la demande intérieure pour l’Internet haut débit.

Le déploiement de cette infrastructure stratégique est piloté par la Société de gestion et d’exploitation du backbone national (SOGEB), qui s’appuie sur l’expertise technologique du géant chinois Huawei.

Si cette mise à niveau concerne actuellement la première boucle du réseau, les objectifs affichés sont ambitieux : atteindre 600 Gb/s sur l’ensemble du territoire avant la fin de l’année. Ce projet s’inscrit dans une dynamique régionale où les infrastructures numériques sont devenues le nouveau terrain d’influence économique et de souveraineté étatique.

La SOGEB double la capacité du backbone guinéen à 400 Gb/s. La Société de gestion et d’exploitation du backbone national (SOGEB) a annoncé avoir finalisé la montée en charge de la première boucle de sa dorsale en fibre optique, portant sa capacité nominale à 400 Gb/s contre 200 Gb/s précédemment. Cet investissement consacre une croissance cumulée de 700 % de la bande passante disponible sur les 18 derniers mois, illustrant la stratégie de rattrapage infrastructurel de l’État guinéen face à une élasticité forte de la demande en services de données (Data).

D’un point de vue macroéconomique, cette extension de capacité répond à des enjeux industriels majeurs :

Partenariat Public-Privé (PPP) international : Le déploiement s’est fait sous l’égide technique de la multinationale chinoise Huawei, consolidant l’ancrage des équipementiers asiatiques dans les infrastructures critiques africaines.

Productivité et rentabilité des investissements : Ce renforcement réseau anticipe l’absorption des flux générés par les récents raccordements sous-marins, notamment le second câble sous-marin de fibre accueilli récemment par le pays.

Perspectives à court terme : La feuille de route financière et technique des deux partenaires prévoit une extension à 600 Gb/s d’ici la fin de l’année budgétaire sur l’intégralité de l’infrastructure, visant à réduire le coût marginal du gigabit pour les opérateurs télécoms de détail.

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