Fuite des cerveaux : alors que la Guinée traîne le pas, le géant minier CECO fait appel à Dr. Ibrahima Diogo
Après une brillante thèse doctorale qui a émerveillé le monde scientifique, le jeune prodige guinéen a changé d’horizon. Le désormais ancien Directeur général de l’entreprise minière GloMiTa a quitté le royaume chérifien après 16 années des brillantes études et parcours professionnels hors-norme.
Nous avons décidé d’aller sur ses traces. Les nouvelles sont bonnes pour lui, mais malheureusement pas pour la Guinée. Très sollicité par des multinationales, c’est finalement le géant africain CECO que Dr. Ibrahima Diogo Diallo a choisi de poser ses valises en tant que Directeur des opérations minières. C’est désormais de nouveaux défis qui s’offrent à lui, mais du côté sud de l’Afrique.
Le géant africain CECO profite de l’expertise de Dr. Diogo Diallo
En attendant, le Dr. Ibrahima Diogo poursuit son chemin. Il a été sollicité par des nombreux pays au Nord de l’Afrique et au Canada après sa thèse. Nous sommes heureux de constater qu’il ait choisi l’Afrique, plus précisément de l’Ouest. Le golden boy minier multiplie, depuis peu, les déplacements dans plusieurs Etats pour contribuer au développement de leurs secteurs miniers. Il ne tarit pas d’idées pour valoriser les ressources minières pour permettre à ces pays de devenir maitres de leurs ressources. Au détriment de la Guinée, il est clair que des panafricains existent et ils comptent bien collaborer avec un de leurs fils. Derrière ces nouvelles opportunités, se trouve la HOLDING DES SOCIÉTÉS DU GROUPE CECO. Une entreprise à ne plus présenter aux amoureux des belles infrastructures dont le Dr. Docteur Ibrahima Diogo est le désormais le Directeur des opérations minières. Il se retrouve dans une sphère riche de 20 ans d’expérience et intervient déjà dans la mise en place d’une directive de vulgarisation du secteur minier de certains partenaires du groupe. C’est aussi une chance pour le Docteur de se retrouver dans une équipe dynamique et de bénéficier d’un leadership hiérarchique compétent. C’est un flux d’atouts qui le permettent de contribuer à l’exécution de la feuille de route de l’entreprise et de bénéficier d’un savoir-faire diversifié, notamment dans les BTP, l’industrie, le Management, le développement et la gestion de gros portefeuilles d’envergure nationale.
Fuite des cerveaux : « nul n’est prophète chez soi »
Malgré son potentiel minier, son besoin inestimable de géologues qualifiés pour développer ses ressources, les autorités guinéennes semblent ne pas comprendre l’importance de la mise en service de ses cerveaux dans la gestion de son pays. Le Dr. Ibrahima Diogo en est la parfaite illustration. Il n’est pas admissible que la République de Guinée qualifiée de « scandale géologique » ait l’un des meilleurs géologues contemporains au monde, l’un des meilleurs scientifiques, avec des preuves à l’international, mais qu’elle importe encore des compétences occidentales avec des profils moins valorisants. Pourtant, ce n’est pas la volonté qui a manqué à cet expert pour servir son pays.
Quelques mois après avoir décroché son doctorat, Dr. Ibrahima Diogo Diallo a pris son bâton de pèlerin pour se rendre en Guinée. Il était fin-déterminé pour participer au développement minier de son pays, mais aussi de mettre ses compétences scientifiques à son service. Il fera parfois face à des propositions non valorisantes par rapport à son haut-niveau, comme celui de Directeur des ressources minérales. Certains y voyaient aussi en lui une surqualification pour des postes de Directeur Général adjoint. La majorité de nos observateurs et connaisseurs du monde minier guinéen y voient un manque de volonté politique affiché de la part de l’Etat guinéen de profiter du savoir-faire d’un de ses fils dont l’expérience n’est plus à démontrer. Ils ne comprennent pas comment est-ce qu’avec des projets d’envergure comme Simandou, la CBG, et tant d’autres, les acquis du Docteur ne sont toujours pas convertibles en Guinée. Des profils moins que le sien ont occupé et occupent encore des postes stratégiques dans le secteur minier du pays. On se demande pourquoi nos richesses ne nous profitent pas ! L’économie est mise en avant en lieu et place de la science.
Paradoxalement, il s’agit d’un manque à gagner énorme que l’Etat guinéen est malheureusement en train de consentir. Tout d’abord, le pays qui a investi dans une grande partie de la formation universitaire de ce cadre aguerri, perd d’importantes retombées aux bénéfices d’autres Etats et groupes miniers. Et en employant des personnes incompétentes à la place de cet expert reconnu dans le monde scientifique minier, l’Etat guinéen par amateurisme ne peut pas développer ses propres ressources. Les Guinéens ne doivent pas être surpris si leurs ressources sont mal gérées. Les représentants de l’Etat n’ont mis aucune politique pour attirer des cerveaux comme celui de Dr. Diogo Diallo. Et l’adage qui dit que « nul n’est prophète chez soi » en est peut-être une parfaite illustration pour expliquer cette situation. Pourtant, jusqu’ici, rien n’est tard pour la Guinée qui peut encore profiter de l’exploit de son fils prodige pour développer son secteur minier.
Six brevets pour révolutionner le secteur minier de la Guinée
Quand il quitte le Maroc, Dr. Ibrahima Diogo Diallo emporte aussi avec lui la thèse historique de l’Afrique avec 18 apparitions scientifiques qui s’est finalement soldée par six (6) brevets scientifiques. C’est un exploit et un parcours qui l’intègre incontestablement dans le cercle très restreint des meilleurs experts miniers du monde.
Malgré le besoin crucial de l’application des brevets du Docteur dans la plupart des pays subsahariens en particulier, ceux tropicaux en général, cette prouesse scientifique peine encore à récolter les fonds nécessaires estimés à 10 millions de dollars pour valoriser ses six 6 brevets. Qu’attend la Guinée pour s’acheter les services d’un de ses fils et s’assurer de multiplier ses ouvrages dans une stabilité et une durabilité : garanties ?
Nous le constatons partout dans les projets miniers d’envergure du pays : les infrastructures minières reviennent. Là aussi, c’est un plus à gagner de l’état guinéen envers le Docteur Ibrahima Diogo. Indispensables pour les gisements de bauxite, de fer et d’or, elles couvrent des installations de production, de traitement et de transport. La Guinée, avec tout son potentiel en bauxite et en fer, a besoin d’usines de raffinage et des ports spécialisés (pour exporter le minerai) pour renforcer les rentabilités économiques des productions. Les gisements aurifères demandent des installations de traitement, principalement de cyanuration ou de fusions. Les routes et chemins de fer sont très importants dans l’acheminement des matériaux vers les sites de traitement ou les ports.
Le Docteur a fait ses débuts dans la prestigieuse mine d’or de Tiouit, où il a appris tout le processus de traitement de l’or. Son passage dans la société anglaise New Start Mining l’a fortement aidé dans la compression des systèmes de transport terrestre des minerais et aussi de traitement dans les usines, comme celle de Mibladen dont il a fortement contribué à la mise en opération et à la mise en place du système d’alimentation. Ses responsabilités actuelles l’offrent un éventail plus large d’implication dans des infrastructures routières, ferroviaires et portuaires. Sans parler de ses acquis géotechniques confirmés dans la stabilité des ouvrages miniers souterrains et à ciel ouvert, mais aussi des sites d’exploitation pour garantir une production dans un environnement social et physique respectant toutes les normes en vigueur.
Par Alpha Oumar Diallo