La Guinée compte doter le système carcéral de bracelets électroniques pour renforcer la surveillance
La Guinée, dans le cadre de sa réforme du système judiciaire et pénal, est sur le point de mettre en œuvre l’utilisation du bracelet électronique comme une solution dans la gestion de l’incarcération traditionnelle .
À cette fin , pour matérialiser ce projet , un accord de coopération a été négocié et récemment conclu entre le gouvernement guinéen à travers le ministère de la justice et CCDOC , une entreprise ivoirienne, spécialisée dans la technologie des dispositifs électroniques de surveillance ,
En outre ,le projet prévoit également la création d’un centre national de surveillance électronique et la formation de techniciens guinéens dans la surveillance de technologie ce qui débouche de la création d’emplois dans le secteur de la sécurité électronique .
Pour le ministre de la Justice, cette initiative constitue une illustration parfaite d’« un acquis majeur pour la justice guinéenne », mettant en lumière son caractère novateur dans le pays et sa grande efficacité dans le domaine carcéral.
Selon Mariane Fall, Directrice Générale de CCDOC, la livraison de ce dispositif important est prévue dans un délai de six mois conformément aux planifications établies afin d’intégrer ce dispositif en Guinée .
<<La mise en œuvre du projet interviendra dans un délai de six mois. Elle a précisé que les premiers bracelets seront livrés dans ce délai, accompagnés de l’installation d’un centre de contrôle sur le territoire national>>
Ce dispositif moderne, qui a déjà prouvé son efficacité dans plusieurs autres pays, permettra non seulement de désengorger les prisons, souvent surpeuplées, mais aussi de favoriser l’insertion sociale des détenus en leur offrant la possibilité de purger leur peine en dehors des murs pénitentiaires, sous surveillance électronique.
Cette collaboration constitue une avancée majeure pour la Guinée, marquant ainsi un tournant significatif dans la modernisation et l’humanisation de son système de justice pénale.
Abdoulaye Djibril Barry