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Conakry : conflit domanial entre le malien Petit Barou et un chinois

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Oumar NIANGADO alias petit Barou de la société immobilier Sarl BPE qu’il représente à Conakry est confronté à un problème domanial avec un ressortissant chinois. Tout est parti en mars 2018, quand les deux ont décidé de signer un contrat de bail pour une durée d’une année.

Depuis plus d’une année le courant ne passe plus entre le bailleur Barou et le preneur de l’un de ses immeubles à Conakry. Il s’agit d’un bâtiment de REZ+6 Etages, sis au quartier Camayenne, Commune de Dixinn.

Pour un début, selon les documents qu’on a à notre disposition, Oumar et le chinois Cao ZHULI ont signé un contrat de bail partant du 1er mars 2018 au 28 février 2019. Le local en question est de 3000 mètres carrés dont 500 mètres cubes pour le rez-de-chaussée et 2500 mètres carrés pour l’étage. Ce contrat a été établi et consenti moyennant un loyer mensuel hors taxe et hors TVA à 10 mille dollars US.

A cette occasion, le chinois Cao ZHULI s’est engagé à payer neuf mois de loyer d’avance soit 90 milles dollars US. Et il a été précisé que le loyer est payable par trimestre. Après ces neuf mois, la situation bascule entre les deux partenaires. Barou ne voulait plus continuer la collaboration avec son preneur. Il aurait rejeté un nouveau contrat avec son locataire. Une décision que le chinois n’a pas du tout apprécié. Depuis ce temps, les deux ne s’entendent plus. Chacun d’entre eux essaie de tirer le drap de son côté. Finalement, l’affaire s’est retrouvée au Tribunal du commerce de Conakry suite à une plainte que Barou a porté pour non paiement de son loyer.

De son côté, le chinois se défend à travers un document qu’il considère comme deuxième contrat avec son bailleur Barou. Ce document indique qu’il doit payer trois millions de francs guinéens mensuellement l’immeuble. D’après des proches d’Oumar NIANGADO alias Barou qu’on s’est approché, ce document a été falsifié par le chinois et le Tribunal du commerce a déjà rendu son verdict dans cette affaire, ordonnant à monsieur Cao ZHULI de rendre les clés de l’immeuble à Barou. C’est ne voulant pas obéir à cette décision, qu’il est parti falsifier ce document qui indique qu’il doit payer trois millions de francs guinéens le mois.

Aux dires d’un de ses proches, c’est après cette décision que Barou a envoyé un huissier à son immeuble afin que le Chinois libère sa maison. C’est après avoir passé par tous ces moyens, sans succès, que Barou a haussé le ton ces derniers jours afin de rentrer en possession de son bâtiment.

Selon notre source d’information, Barou s’est rendue avec des agents à ce bâtiment pour obliger le chinois à libérer la maison. Ces bagages auraient été jetés dehors avant de l’interpeller et le conduire dans une gendarmerie de la place pour faux usage de faux documents.

Après 24 heures de détention, Cao ZHULI à son tour, a décidé de porter plainte contre Barou au TPI de Kaloum ce jeudi. Tous les deux présents sur les lieux, le procureur a coupé court à entendre un membre de Barou. Selon lui, ce dernier a réitéré la décision rendue par le Tribunal du commerce. Qu’il a aussi ordonné au chinois de libérer l’immeuble et rendre les clés à Barou.
Poursuivant, il a ajouté que ce chinois a fait plus de dix sept mois sans payer le prix de loyer. Donc, Barou s’est opposé depuis la fin de leur premier contrat de toute autre collaboration avec son locataire qu’il estime de mauvais payeur.

Lors de notre enquête, nous avons appris des affaires louches sur Oumar NIANGADO alias Petit Barou. Vous aurez les informations sur ce sujet dans nos prochaines parutions.
Affaire à suivre

Ibrahima BARRY

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