Éducation : le lycée 28 septembre de Kindia dans un piteux état
Comme beaucoup d’autres écoles publiques de la République de Guinée, le lycée 28 septembre dans le quartier Tafory Météo, commune urbaine de Kindia en Basse Guinée se trouve dans un état de délabrement très avancé, apprend-on d’une source locale.
Cette situation préoccupe des citoyens de la localité notamment certains cadres qui ont étudié dans ce temple du savoir. C’est le cas de Ahmed Tidiane Sylla fruit de cette école construite en 1957 juste avant l’indépendance de la Guinée.
Pour Monsieur Sylla, c’est inacceptable que cette école se retrouve dans cette situation au vu et su de tous notamment les autorités en charge charge de l’éducation qui restent muettes sur ce cas qui devient de plus en plus préoccupant.
« C’est inacceptable ! Voici ce, à quoi ressemble le lycée 28 septembre, le plus grand lycée de Kindia. Ce lycée qui a formé des milliers de cadres de ce pays. Moi, c’est ici que j’ai réussi mon Bac1, Bac 2 et le Concours d’accès à l’Université comme autant de jeunes. Quelle place pour l’éducation dans ce pays?« , s’est-il interrogé.
Avant de lancer un SOS pour cette de la cité des agrumes, il indique la Guinée mérite mieux.
Le président Alpha Condé et son gouvernement doivent faire face à ce problème avant que les murs de cette vieille école ne s’affaissent. Le lycée 28 septembre de Kindia est composé de seize (16) salles de classe réparties dans 4 grands bâtiments.
Selon plusieurs témoignages, nombreuses sont les écoles qui se retrouvent aujourd’hui dans un piteux état à travers le pays faute d’entretien. L’école primaire Africof d’Enta nord dans le quartier Enta marché, commune de Matoto en banlieue de Conakry est aussi en état de délabrement depuis plusieurs années. Ces derniers temps, des travaux de rénovation avaient été entamés mais cette activité avance aux pas de caméléon.
Dans la préfecture de Boké érigée en zone économique spéciale par le gouvernement guinéen et malgré la présence massive de sociétés minières dans la zone, des enfants de certaines localités de la préfecture étudient dans des cabanes faute d’école.
Mamadou Barry