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Hydrocarbure : l’ONAP serait-il dans des difficultés pour promouvoir la recherche pétrolière sur l’offshore en Guinée ?

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Une plateforme pétrolière en mer profonde (image d'illustration)
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Il est d’une évidence indescriptible en matière d’économie de développement que le Pétrole, du moins ceux qui en disposent en quantité, détiennent la pièce maîtresse essentielle de la métamorphose d’une économie dite pauvre en celle émergente en un tour de magie.

Tant les exemples foisonnent qu’on peut partir de la transformation en seulement une vingtaine d’années des pays du golf persique à l’essor des nations africaines comme le Ghana, la Guinée équatoriale ou encore le Nigeria, qui sont radicalement passés de pays très pauvres en nation presqu’émergentes par la découverte de l’or noir.

Ne vous étonnez pas de voir le Sénégal dans dix ans être compté parmi les économies les plus fortes d’Afrique avec la découverte récente de ses gisements pétroliers. Et dire que cela à dû être possible que par le simple travail de la recherche pétrolière, mais surtout par l’abnégation de leurs dirigeants (PETROSEN) à croire en leur potentiel après de multiples échecs.
Toutefois, il est loisible pour le citoyen guinéen de se demander à quand la GRANDE DÉCOUVERTE ?

Dans un passé récent, la Société dénommée ‘’HYPERDYNAMIC’’ avait affiché sa volonté d’effectuer une recherche sur l’offshore guinéen. Les données pétrolières acquises par celle-ci de 2006 à 2017 seraient placées dans la banque de données d’une autre Société de droit londonien qui, apprend t-on, stocke et veille sur les données sismiques qui constituent la base de donnée nationale de la Guinée.

Récemment dit-on, une société australienne aurait séjourné en République de Guinée pour poursuivre les travaux de recherche sur les eaux territoriales dont l’objectif était de continuer à explorer le sous sol et convoyer au sol l’immense richesse de pétrole du pays comme ce fut le cas de découverte au Sénégal en 2018. Les résultats des travaux de recherche ont largement démontré l’existence probable de ressources de pétrole.

A sa venue, ladite société a eut accès aux données sismiques et les a racheté à 12 millions de dollars américains (USD) dont seulement 4 millions revenait à l’ONAP.
Ainsi, depuis le payement de la part de la Guinée, la firme Australienne n’est plus revenue poursuivre les négociations et s’engager dans la recherche.
Mais que s’était il réellement passé ?

On n’en sait pas assez, mais selon certaines indiscrétions, c’est le cadre institutionnel et le risque économique qui ont fini par décourager cette compagnie. Aussi, des ”pots de vin’’ seraient demandés par certains cadres du pays.

C’est étonnant de constater également que l’ONAP dirigé par un connaisseur du domaine, n’a jusqu’ici pas baissé les gardes dans le souci de booster le secteur en matière de recherche pétrolière depuis sa nomination comme il l’a fait chez Hyperdynamics.

Par rapport à ce dossier, nous avons bénéficié de la confidence d’une personne proche d’un des responsables de l’ONAP qui nous a confié que le secteur ( Hydrocarbures) souffre d’un manque de stratégie commune entre l’ONAP et son Ministère de Tutelle.

En réalité, la Guinée ne dépense aucun sous dans la recherche puisqu’il y a des sociétés de service qui prennent à leur charge, tout le financement de l’acquisition et la promotion des données sismiques.
Mieux, avec ces nouvelles données sismiques acquises, beaucoup d’investisseurs pétroliers évoluant dans le domaine s’intéressent davantage à la Guinée et permettront au pays de bâtir et d’assoir de manière durable, une économie nationale solide par le biais d’une découverte commerciale.
Tenez vous bien. A date, rien qu’avec l’implication du chef de l’Etat et celui du premier ministre dans la gestion et l’exploration des hydrocarbures guinéen, ce secteur pourrait reprendre son chemin normal comme ce fut dans les temps et sans oublier la place que le pays n’occupait sur les marchés de trading du fuel.

A l’heure, la question est et reste à savoir, est-ce que l’ONAP peut rester sous la tutelle du Ministère des Hydrocarbures pour des raisons d’ordre technique et pour des questions administratives, la Présidence de la République serait-elle un atout pour la survie de l’exploitation de l’offshore guinéen ?

L’avenir nous en édifiera davantage

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