Il y a 19 ans, le 22 janvier 2007, le régime de Lansana Conté massacrait des jeunes manifestants
Le 22 janvier 2007, la Guinée a été le théâtre d’une violente répression des manifestations populaires déclenchées par une grève générale illimitée. À l’appel des principales centrales syndicales, des milliers de citoyens, en majorité des jeunes, sont descendus dans les rues de Conakry et de plusieurs villes de l’intérieur pour dénoncer la dégradation des conditions de vie, la corruption et la longévité du régime du président Lansana Conté, au pouvoir depuis plus de vingt ans.
Selon des témoignages concordants et des organisations de défense des droits humains, les forces de sécurité ont fait usage d’armes à feu contre des manifestants pour la plupart non armés. Des tirs ont été signalés dans plusieurs quartiers de la capitale, provoquant la mort de nombreux jeunes et faisant des dizaines de blessés. Des arrestations arbitraires et des actes de violence contre des civils ont également été rapportés.
Face à l’ampleur des troubles, le président Lansana Conté a décrété l’état de siège, confiant le maintien de l’ordre à l’armée. Cette décision a renforcé la militarisation des rues et accentué la répression, malgré les appels au calme lancés par les syndicats et la société civile.
Les événements du 22 janvier 2007 ont suscité une vive émotion au sein de la population guinéenne et une condamnation de la communauté internationale. Ils restent l’un des épisodes les plus marquants de la crise sociale et politique qui a secoué le pays au début de l’année 2007, et un symbole du coût humain des revendications populaires violemment réprimées sous le régime de Lansana Conté.
Par Verite224.com