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Jeunes de Guinée, ne tombons pas dans des débats inutiles [Par Robert Kamano]

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Des violents affrontements entre jeunes manifestants et policiers
Des violents affrontements entre jeunes manifestants et policiers

Nous ne cesseront de le dire, sans la jeunesse aucune lutte n’aboutit. Vous êtes l’âme, le noyau de toute entreprise qui veut progresser.
Depuis plusieurs mois, nous nous battons sur différents fronts pour maintenir les acquis démocratiques chèrement obtenus dans les années précédentes. Certes beaucoup ne partagent pas les mêmes méthodes que nous , mais nous comprenons leurs positions.

En ce lendemain d’élections, un combattant nous a annoncé se désolidariser de la méthode jusqu’à présent employée. Il s’agit d’Élie Kamano. Comprenons et acceptons sa position. Aucune séparation n’est bonne, d’ailleurs l’amertume est là.

Au soldat de la liberté qu’est Élie, nous disons merci et bonne suite pour le combat.
Ce que nous allons lui dire, tout engagement dans un combat pour la liberté est personnel.
Le 14 juin 1940, lorsque la France est envahie par les nazis, les généraux qui ont appelé à la résistance étaient en Angleterre, et d’autres en Afrique. Les français devraient-ils abandonner le pays dans les mains des nazis pour ça ? La réponse vous la connaissez. La suite de la lutte a été en leur faveur.
Notre volonté de libérer la Guinée du joug dictatorial n’est pas pour la promotion d’un leader politique. Tant que la dictature n’est pas enterrée dans ce pays, il n’y aura pas de développement, la corruption sera grandiose, l’injustice sera la machine de répression, les services de sécurité continueront de nous humilier, nos épouses et sœurs seront violées par ceux qui sont sensés nous protéger.

Jeunes de Guinée, ne tombons pas dans des débats inutiles. Ceux qu’ils veulent la démocratie dans notre pays s’engageront toujours. Quelque soit la position des combattants de la liberté, ils sont avec nous. Élie est avec nous, il reste un combattant.

Jusqu’à preuve du contraire.
Et ceux qui pensent que les leaders devraient être dans les rues, ils sont libres, mais l’exemple du 28 septembre 2009 hante encore les esprits. N’oublions pas.

Robert Kamano

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Redacteur en chef Verite224.com
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