Plainte contre l’Etat guinéen à la CEDEAO : la mouvance présidentielle minimise !
Un pool d’avocats français de cinq détenus politiques guinéens a porté plainte contre l’État guinéen à la cour de justice de la CEDEAO. Ces avocats accusent la Guinée de violation des droits de leurs clients. Mais pour Sékou Nana Sylla de la mouvance présidentielle cette action n’est qu’un coup d’épée dans l’eau.
Sur le plateau de France 24 vendredi dernier, que maître Ivan Terel, l’un des avocats français de cinq détenus politiques guinéens a expliqué les raisons de la saisine de la cour de justice de la CEDEAO contre l’État guinéen.
« Il y’a un motif politique évident qui rend le détention de nos clients arbitraires, qui ne va pas parce qu’à tous les stades de la procédure, ceux depuis l’origine de poursuite de nos cinq clients, il y’a une série de violation de leurs droits élémentaires, droit à la prise en charge d’innocence, droit à la défense, droit à une procédure équitable et que ces violations se sont accumulées, nous avons saisie les cours de justice de la CEDEAO afin qu’elle puisse statuer en urgence et cette urgence est d’abord dû à la gravité des violations nous avons constaté dans cette procédure », a-t-il expliqué.
Pour la mouvance présidentielle, cette action n’effraie pas l’État guinéen. Sékou Nana Sylla indique que ce n’est qu’un coup d’épée dans l’océan.
« Qu’elle soit français ou quelque soit sa nationalité, c’est un avocat de deux de nos compatriotes qui ont des problèmes avec la justice nationale qui s’est exprimé, un avocat ne peut faire que çà. Mais la justice guinéenne elle est totalement indépendante, c’est vrai la Guinée dépend à la communauté du destin de l’Afrique de l’Ouest, de la CEDEAO mais totalement et entièrement la République de Guinée demeure un Etat souverain qui a sa propre justice, qu’elle applique selon l’esprit et les lettres de ses propres lois aux citoyens qui ont des problème avec les lois de la république sans avoir des prétentions, d’avoir le monopole de la vérité, je dirai simplement que c’est un coup d’épée dans l’eau » a-t-il déclaré.
Cette action n’est qu’une première étape souligne cet avocat. Même s’ils ne sont pas satisfaits par cette juridiction sous régionale, ils comptent entreprendre d’autres initiatives pour obtenir gain de cause.
Ibrahima BARRY