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Produits agricoles pourris : Chérif Bah de l’UFDG accuse le gouvernement et fait des propositions

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Ibrahima Chérif Bah, deuxième personnalité de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) est très en colère contre les autorités dans leur gestion du secteur agricole en cette période de coronavirus en Guinée. L’ancien gouverneur de la Banque centrale dénonce l’amateurisme du gouvernement ayant amené les agriculteurs à perdre des milliards de francs guinéens.

Selon Chérif Bah, le gouvernement a attendu à la dernière minute, dès après la perte pour essayer de réagir. Même si les autorités ont annoncé vouloir acheter les produits agricoles, M. Bah doute de son efficacité vu la corruption qui mine l’administration guinéenne. Lisez sa réaction.

« Nous voyons tous les jours des preuves de l’incompétence de ceux qui gouvernent ce pays. Je donne un exemple simple qui montre comment nos compatriotes de la filière agricole sont en train de perdre des milliards de fg tout simplement par incapacité et/ou refus d’organiser un simple circuit de transport. En effet, les premières mesures de gestion de la pandémie indiquaient que les camions de marchandises peuvent circuler avec 2 personnes certifiées négatives au covid19. Il fallait donc commencer par ouvrir des points de tests par exemple à Kagbelen, Kindia et Mamou. Une simple collaboration entre le syndicat des transporteurs, le ministère du commerce et la sécurité suffisait pour que des camions embarquent les productions agricoles, circulent et approvisionnent les marchés de consommation du Grand Conakry et d’ailleurs.

Au lieu de cela, ils ont laissé la pomme de terre, les ananas, les légumes et divers autres produits pourrir dans les champs alors que démagogiquement ils affirment que l’agriculture est une priorité. Les agriculteurs, les groupements féminins, les commerçantes et autres, tous ont perdu de l’argent. Ironie du sort : c’est maintenant que le gouvernement dit qu’il a trouvé une solution en rendant disponible des camions ; alors que les camions n’ont jamais manqué puisque les transporteurs sont là. Il suffisait juste d’organiser les choses comme indiqué ci-dessus. Il faut maintenant faire face au problème en recensant les stocks de pomme de terre et autres produits pourris, les manques à gagner des groupements et les compenser en utilisant les fonds de riposte anti-pandémie. Vont-ils le faire avec la corruption qui gangrène cette administration chaque fois qu’on parle d’argent ? »

Ibrahima Chérif Bah vice-président de l’UFDG en charge des relations Extérieures et de la Communication et ancien Gouverneur de la BCRG.

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