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SIAPRAG à Conakry : Malick Koly, DG du CIGEX accuse des cadres « véreux » du ministère de l’agriculture d’avoir boycotté la tenue du Salon

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En mai 2019, le Centre Internationale guinéen des expositions démarchait avec le ministère de l’agriculture pour l’organisation pour la toute première fois d’un grand Salon international dénommé SIAPRAG. Pour la première date, il était prévu du 16 au 21 juin 2019, pour des raisons soutenues par les deux parties l’évènement a été reporté pour le mois d’octobre 2019. Malgré son importance sur la valorisation des valeurs du pays, cet évènement aurait été boycotté par certains cadres  »véreux » du ministère de l’agriculture guinéenne.

Après un an, le directeur général du CIGEX a accordé une interview à notre rédaction où il a dévoilé les vraies causes de l’échec de cet événement. Dans son intervention Malick Koly, a rappelé que le salon international de l’agriculture, de la pèche et des ressources animales de Guinée dénommé SIAPRAG a été le salon de tous les envies dans ce sens où ils ont en tant qu’organisateurs mis beaucoup d’énergies dans ce salon.

« Nous avons beaucoup travaillé pour que ce salon se réalise en Guinée. Parce que nous savons que c’est un secteur sur lequel le président de la République a bien voulu mettre l’accent pour pouvoir atteindre l’auto-suffisance alimentaire. Donc, comme, il a souvent dit que l’agriculture est la base de tout développement, nous nous sommes dit, il fallait vraiment utiliser tous les moyens pour pouvoir faire cet évènement majeur. Mais, malheureusement, deux des dates prévues ont été boycottées par certaines cadres véreux dont nous ignorons les noms. Même si nous savons que ça vient du département de tutelle mais nous nous disons en quelques sortes, c’est une méconnaissance de ces cadres. Parce qu’il faut le dire, il y a toujours des gens dans des équipes qui visent autres choses qui soient contraires à l’objectif général. Nous avons malheureusement confronté à ces problèmes au niveau du ministère de l’agriculture », a-t-il indiqué.

La première date qui était fixée pour l’organisation de cet évènement était du 16 au 21 juin 2019. Une date qui a été manquée pour des raisons que le ministère avait souligné que le mois de juin était un mois de la campagne agricole où tous les acteurs sont en brousse et qu’il fallait préparer des cultures capables d’être vendues à l’international. C’est-à-dire pour que les acteurs qui viennent puissent trouver des cultures spécifiques à la Guinée et les organisateurs du SIAPRAG ont considéré que c’était des raisons valables.

« Donc, nous avons accepté et nous avons reporté à une autre date qui devait coïncider à la date de l’indépendance, c’est-à-dire que le 2 octobre de la même année 2019. Malheureusement, à cette date aussi, nous nous sommes confrontés à d’autres difficultés parce qu’au ministère de l’agriculture nous avons été mal compris. On voulait carrément nous reprendre le projet pour le confier à d’autres parce qu’ils estimaient qu’il fallait le confier à des étrangers comme les ivoiriens. Donc, on s’est vu devant une structure ivoirienne qui organise le même salon en Côte d’Ivoire. C’est là où nous avons dit mais écouter, non seulement la structure ivoirienne qui organise le salon Le Sara D’Abidjan, cette structure est nouvelle dans l’organisation de salon professionnel. Mais, c’est ce que nos dirigeants non pas compris, Ils ont voulu se reposer sur des partenaires à l’étranger, notamment des marocains et des français. Et nous, on avait des marocains et des français que nous avons employé au sein du SIAPRAG qui travaillaient avec nous. C’est ce qui a fait que le salon a pris au tant d’ampleur. Parce que nous nous sommes reposés sur l’expertise étrangère comme ce qui font les ivoiriens. Mais nous avons compris que derrière c’était carrément quelques choses qu’on voulait confier à cette structure et nous, on ne pouvait pas se permettre. Parce que nous aussi quand même, nous avons mis plusieurs millions dans ce salon. Donc, c’est ce qui a manqué la deuxième date. Nous avons investi 913 millions de Francs guinéens », a conclu Malick Koly.

Ibrahima BARRY

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