Tabaski : les prix des bétails explosent à deux jours de la fête
Comme les années précédentes, cette année aussi ne fait pas exception. A l’approche de la fête de Tabaski, les prix des bétails sont en hausse dans les différents marchés de Conakry. Tel est le constat fait par votre quotidien en ligne Verite224.com ce mardi 28 juillet 2020 au marché Yembéya sis à la Commune de Ratoma.
Sur les lieux, des bétails sont visibles en grand nombres. Des camions provenant de l’intérieur du pays se succèdent pour la décharge. Les clients affluent malgré la pluie. Vendeurs et acheteurs se côtoient pour trouver un terrain d’entente.
Thierno Abdoulaye, vendeur de bétail nous parle des différents prix et les raisons de cette flambée à l’orée de la fête de tabaski. Selon lui, la dégradation poussée des routes accompagnées de l’état d’urgence sanitaire sont les principales causes de ces augmentations.

« Il n’y a pas de prix fixe. Ça dépend de l’acheteur et du bétail. Les prix se négocient de 1 million à plus pour les moutons. On peut avoir moins d’un million, mais c’est pour les tout-petits. Pour les vaches on peut avoir de 3 millions à plus. Les frais ont doublé pour cette année par rapport à l’année dernière. Cela s’explique par le mauvais état des routes et aussi l’augmentation du prix du transport dû au covid-19. Pour le moment les clients viennent petit à petit », a dit le vendeur qui était sur le point de recevoir un client.
Madame Bangoura, une cliente qui a pu acheter deux moutons se plaint de la cherté des prix. Elle accuse l’Etat d’être responsable de cette situation. Selon elle, le gouvernement aurait dû intervenir dans la fixation des prix au lieu de laisser cela aux vendeurs.

« Cette année c’est plus cher. Avant j’achetais un mouton à 700 mille ou 750 mille. Quand le pays est délaissé à lui-même chacun fait son prix. Il n’y a pas de contrôle, pas de suivis. J’ai acheté ce mouton à 1 million 230 mille », s’est-elle confiée, déplorant de fait que certains n’auront pas les moyens de s’offrir un mouton pour la fête.
Du côté des bouchers, c’est le même constat. Ces derniers aussi se plaignent de cette flambée qu’ils imputent à leurs fournisseurs. Ils disent prendre le kilo à 45 mille chez les grossistes. A ce prix s’ajoute les frais des transports.
Actuellement le prix d’un kilo de viande est vendu à 50 milles GNF à la boucherie. Comme d’habitude, une augmentation pourrait intervenir à la veille de la fête.
Cette fête qui constitue une façon de suivre les traces d’Abraham et les instructions du Prophète Mohamed suscite beaucoup d’engouement chez les fidèles musulmans.
Abdourahmane Diallo et Siradio Diallo