Conakry : les étalagistes envahissent les rues de la capitale
Malgré l’initiative du gouvernement pour la protection des marchands et marchandes dans les différents marchés de Conakry, le respect de leur limité reste à désirer. C’est le cas aux marchés de Matoto et Enco 5, où les emprises des routes sont complètement envahies par des étalagistes. Une réalité qui s’explique par le manque de place dans le marché.
« Nous souffrons énormément ici. Ils ont mis des murettes pour nous empêcher de venir sur la route mais nous sommes obligés. Parce qu’il n’y a pas de place dans le marché. C’est pourquoi, nous demandons au président de la république de nous faire face. Nous faisons face à un danger mais on n’a pas le choix », a indiqué Kadiatou Bangoura, étalagiste.
Face à cette situation, Djalika Soumah, marchande interpelle le gouvernement.
« Il faut que le gouvernement nous aide à avoir des marchés et des places à moindre coût. Actuellement pour trouver de la place à l’intérieur des marchés c’est très coûteux. Ce que nous vendons ne nous permet pas de payer le loyer d’un magasin ou d’une place, car c’est trop cher », a-t-elle déploré.
Certains étalagistes rencontrés ont pointé un doigt accusateur contre les administrateurs de marché. Oumar Sidibé, du marché de Matoto se défend.
« Le marché est plein. Il n’y a pas de place dans notre marché. Les femmes qui n’ont pas de place, ce sont-elles qui nous fatiguent beaucoup ici. Si on les fait quitter là-bas, dès qu’on quitte, elles reviennent pour s’asseoir encore », a expliqué Oumar Sidibé, administrateur adjoint du marché de Matoto.
Face au risque qu’elles rencontrent, ces femmes souhaitent que le gouvernement multiplie les marchés dans la ville de Conakry avec des places à moindre coût.
Ibrahima Sory BARRY