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Éducation : « le Ministère cherche à marginaliser les syndicats », fustige Aboubacar Soumah

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Suite à l’annonce de la rentrée des classes le 5 septembre 2025, par le département en charge de l’Education Nationale, c’est à dire le Ministère de l’Enseignement Pre-Universitaire et de l’Alphabétisation (MEPUA), le mouvement du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), s’oppose catégoriquement à cette décision. Un bras de fer qui risque d’impacter négativement une nouvelle fois l’éducation guinéenne.

Ce mercredi 27 août 2025, cette organisation syndicale a tenu une assemblée générale, à son siège à Conakry, sous la présidence d’Aboubacar Soumah et la secrétaire générale Kadiatou Bah. C’est à l’occasion de cette rencontre que les syndicalistes ont exprimé leur mécontentement suite à la date fixée pour la rentrée des classes, session 2025-2026.

Sur une seule voix en commun accord, ils ont rejeté  catégoriquement cette date du 5 septembre qui selon eux n’est pas favorable pour les élèves et leurs parents, surtout en cette saison pluvieuse qui a enregistré pas mal de dégâts cette année.

Les syndicalistes ont fustigé également l’absence totale de consultation avec les structures syndicales avant l’annonce officielle de la date d’ouverture des classes.

Dans son intervention, le secrétaire Général du SLECG a estimé que le ministère cherche à marginaliser les syndicats, malgré leurs efforts pour préserver la paix sociale dans le secteur.

« Tous les problèmes qui se sont posés au niveau de l’éducation, nous sommes venus vers le département. Nous avons discuté pour trouver des solutions. Quand bien même ces solutions ne sont pas satisfaisantes, on a toujours cédé. Parce que nous sommes dans l’esprit de la refondation. Et c’est pour cela que depuis l’avènement du CNRD, il n’y a eu aucun mouvement au niveau de l’éducation. Je crois que c’est ce qui fait que le département, maintenant, veut piétiner nos droits. Ils ne nous considèrent plus. C’est ça qui est la vérité », a martelé Aboubacar Soumah

De son côté, Kadiatou Bah a laissé entendre qu’ils ont l’habitude avec les différents gouvernements qui ont précédé le régime d’exception d’aujourd’hui, qu’à chaque fois qu’il y a une rentrée scolaire, l’Association des Parents d’Elèves ( FEGUIPAE) se prépare. L’intersyndicale de l’éducation : SLECG, FSPE et SNE. Rien que l’année dernière, ils ont été conviés autour de la table pour en parler. Pourquoi pas cette année ? Elle pense que c’est une négligence à leur égard.

« Nous avons appris dans des médias en ligne et sur les réseaux sociaux, que l’ouverture des classes d’abord l’administrative est prévue pour le 8 septembre, et la rentrée pédagogique pour le 15 septembre. Sans au préalable que nous ne soyons ni informés, ni impliqués. Nous ne sommes pas d’accord et ça ne va pas se passer comm ça », a-t-elle prévenu.

Reste à voir entre les syndicalistes de l’éducation et le département en charge de l’éducation nationale, celui cédera face à cette tempête qui s’annonce déjà très mauvaise dans le système éducatif guinéen.

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