A Brazzaville, devant les chefs d’Etat, Alpha Condé refuse de serrer la main à Umaro Embaló
Le Congolais Sassou Nguessou avait voulu profiter de la présence du Président guinéen Alpha Condé et le Bissau guinéen Umaro Embaló à son investiture le jeudi 17 avril 2021 pour tenter de réconcilier ces deux chefs d’État ouest-africains qui se détestent depuis 2019 lors de l’élection présidentielle à Bissau.
Selon des sources, c’est le président Condé qui aurait fait échouer les plans du numéro 1 Congolais.
Aux d’une source citée nos confrères de atlanticactu.com, si Idriss Déby Itno du Tchad et Théodoro Obiang de la Guinée équatoriale ne s’étaient pas impliqués, le chef de l’État guinéen allait quitter prématurément la cérémonie d’investiture de son ami Sassou. Les organisateurs de la cérémonie souhaitaient rapprocher les deux chefs d’État ouest-africains.
Aujourd’hui, il semble très difficile de rapprocher ces deux personnalités de la CEDEAO puisque c’est la deuxième fois que le chef de l’État congolais échoue en tentant de mettre fin à cette crise.
Lors de la présidentielle en Guinée au mois d’octobre dernier, le président Embalo et Macky Sall n’avaient pas caché leur opposition à la candidature d’Alpha Condé pour un troisième mandat à la tête de la Guinée. Le Général Umaru Cissoko Embalo avait tenu des discours très durs contre Alpha Condé qui a modifié la constitution pour pouvoir s’octroyer un troisième mandat après avoir juré à deux reprises de faire respecter la loi fondamentale de son pays.
C’est ainsi que le président Condé a décidé a fermé les frontières guinéennes avec ces deux États (Sénégal et Guinée Bissau) qui restent toujours bloqués.
À en croire nos sources, le président Condé aurait ignoré ignoré la main tendue de son jeune frère Embalo en saluant ses homologues chefs d’États. Jusqu’où ira ce bras de fer ? Bien malin celui qui répondra à cette question.
Ousmane Diallo