Coup d’Etat au Mali : divergences entre Alpha Condé et Macky Sall
Les chefs d’Etat de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont tenu jeudi 21 août un sommet extraordinaire autour du coup d’Etat qui a renversé le président malien, Ibrahim Boubacar Keita.
D’après nos confrères de Radio France internationale (RFI), même si tous les participants étaient unanimes à condamner les putschistes, deux camps se sont opposés sur la question des modalités de sanctions à infliger aux mutins. Le président guinéen Alpha Condé et son homologue ivoirien d’un côté ont prôné des mesures radicales contre les nouveaux maîtres de Bamako.
De l’autre Macky Sall du Sénégal et le Burkinabè Roch Marc Christian Kaboré ont proposé des sanctions modérées. D’après ces derniers, il faut ternir en compte des répercussions sur le quotidien des Maliens confrontés à une crise économique aiguë. Le Président du Burkina Faso a exprimé l’impact que pourrait avoir les sanctions sur les opérations anti-terroristes.
Et finalement, les Chefs d’Etat se sont accordés à maintenir la pression sur les putschistes tout en tenant compte des populations civile. Un autre fait a animé le sommet, c’est la sortie d’Umaro Sissoko Embaló. Le bissau-guinéen a affirmé son accord concernant l’intervention militaire contre les mutins à condition qu’elle soit élargie à tous les putschistes constitutionnels. Une pique qui vise sans doute Alpha Condé et Alassane Ouattara qui ont modifié la constitution pour se présenter à un 3e mandat dans leurs pays respectifs.
Fatoumata Binta Diallo