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Coyah : « mon fils a été tué par un béret rouge », accuse Alpha Soumah

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Des rues désertes après des violentes manifestations à Coyah
Des rues désertes après des violentes manifestations à Coyah

A Coyah, une dizaine de personnes ont été ‘’tuées’’ par les forces de l’ordre la semaine dernière, suite à une manifestation des populations contre un barrage, érigé à Friguiady dans le cadre de la lutte contre la Covid-19. Quelques jours après cette manifestation, c’est la tristesse et l’amertume qui habitent les familles endeuillées.

« J’étais au travail quand ils m’ont appelé pour m’informer que mon neveu a été tué suite à une manifestation. Directement, je suis venu à la maison, après, je me suis rendu où l’acte s’est passé, j’ai constaté qu’effectivement il a été tué. D’après une dame qui a témoigné, c’est un gendarme qui lui a poursuivi, ce dernier a tiré trois fois sur lui et mon neveu, Abdoulaye Bangoura a rendu l’âme. Que Dieu punisse les responsables », a indiqué Alpha Soumah.

Les habitants de la cité de Soumbouyah pointent un doigt accusateur sur le manque du professionnalisme des agents de maintien et de rétablissement de l’ordre public. Ce père de famille a vu son enfant de 7 ans arraché à la fleur de l’âge.

« Mon fils a été tué. Le matin, je suis parti avec lui à l’atelier comme actuellement les cours sont arrêtés. Quand j’ai gagné un peu d’argent, je lui ai dit vas donner cet argent à ta maman pour qu’elle nous prépare à manger. C’est en cours de route qu’il a reçu une balle. Ils m’ont appelé pour me m’informer. Le lendemain, nous l’avons envoyé à l’hôpital de Coyah où il a été opéré. Trois jours après, il a rendu l’âme, j’ai pleuré fatiguer. Je ne peux rien faire si ce n’est pas laisser pour moi à Dieu », a déclaré un père de famille avec les larmes aux yeux.

5.000.000 de francs guinéens et des sacs de riz, sont de geste des autorités pour consoler ces familles des victimes. Des biens matériels qui ne remplacent jamais la vie d’un être humain déplore cette mère de famille.

« Je n’ai pas beaucoup de choses à dire, je ne peux que laisser pour moi re à Dieu. Mon fils a été tué à un moment où je ne m’attendais. C’est lui qui me soutenait. Ils l’ont tué par un gendarme alors qu’il ne faisait même pas partir de la manifestation », a souligné une mère de famille.

Toutes nos tentatives de rentrer en contact avec certains administrateurs locaux sont restées en vaine. Très prudent sur la question, le préfet Ibrahima Barboza Soumah et le Maire de la commune de Coyah ont décliné notre demande d’entretien.

Ibrahima  BARRY 

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Redacteur en chef Verite224.com
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