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De Sékou Touré à Alpha Condé, nos présidents ont-ils été uniquement des mauvais dirigeants ?

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Du président Ahmed Sekou Touré au Président Lansana Conté -paix à leurs âmes- jusqu’au Président Alpha Condé en passant par le Capitaine Dadis Camara sans oublier le Général Sékouba Konate, les guinéens auront beaucoup a gagné aujourd’hui, en faisant une analyse objective des profils totalement différents de ces compatriotes qui ont dirigé le pays à l’aune des problèmes qui persistent et se complexifient davantage. Toutes affaires cessantes, il faudrait qu’on s’interroge sur certains points.

Ont-ils tous été mauvais dirigeants ? Ou plus précisément ont-ils tous manqué de patriotisme et de compétences nécessaires pour conduire le pays vers le bien être collectif ? Est-ce un problème de fait de société qui finit par engloutir les volontés de développement de nos dirigeants ? Que lques soient les réponses, il est de toute évidence que la situation n’a été profitable d’une époque à une autre qu’à des groupes d’individus au grand dam de l’intérêt général.

Pensons-nous en toute objectivité que le simple passage du pouvoir des mains d’un Homme à un autre, constituerait la solution à notre malheur collectif ?

En toute évidence et en toute responsabilité, je pense qu’inscrire un débat national comme la priorité principale post Covid-19 dans ce contexte de mépris et de haine des uns envers les autres pourra nous aider à rattraper les nombreuses opportunités ratées à plusieurs occasions. Car ces occasions ratées pour cerner nos problèmes, ne constituent rien d’autre que le fait de l’ignorance générale, qu’avec l’engagement patriotique et l’unité nationale on a tout à gagner dans notre diversité aussi bien de façon collective qu’individuelle.

L’alternance est un outil fondamental de la démocratie, mais elle n’a de valeur ajoutée que si le peuple est capable de faire du vote son arme de sanction positive ou négative des personnes qui le dirigent ou aspirent à le diriger. Travaillons à cela pour le salut de la République. Au stade actuel des choses, ni une pression extérieure, ni les manifestations de rue et encore moins les élections ne s’avèrent être la panacée. Comme le dirait un auteur, les plans échouent là où il n’y a pas de dialogue. Donc un débat national responsable et structuré de façon participative et inclusive débarrassée des agendas politiciens est plus nécessaire pour la survie de notre nation.

Faisons chacun (administrateur, politique, parlementaire, religieux, médias, entrepreneur, acteur social,…) un don de soi pour la nation et pour soi.

Abdoul Sacko

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