Décret : Le Président Doumbouya fait un vaste remaniement au Ministère de la Justice
Le Président Mamadi Doumbouya a procédé, ce dimanche 19 octobre 2025, à un vaste remaniement au sein du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme. Ces changements, annoncés par Verite224.com, impactent à la fois le cabinet du ministre Yaya Kairaba Kaba et l’ensemble des services décentralisés, signalant une volonté du Chef de l’État de renforcer l’équipe chargée de la mise en œuvre des réformes judiciaires et de la promotion des droits humains en Guinée.
Le mouvement est significatif et touche des postes clés de l’appareil judiciaire et administratif.
Renforcement du Cabinet Ministériel
Le cabinet du Garde des Sceaux voit l’arrivée et le repositionnement de plusieurs conseillers. Notons particulièrement l’inversion des rôles pour deux conseillers, illustrant une mobilité interne visant à optimiser les compétences :
• M. Abdoulaye Baldé est nommé Conseiller principal.
• M. Mamadi Diawara devient Conseiller juridique.
• M. Nfamara Camara est désigné Conseiller chargé des questions institutionnelles.
• M. Aimé Raphaël Haba passe de Conseiller jeunesse à Conseiller chargé du suivi et de la capitalisation des réformes.
• M. Ali Bader Kaba prend la fonction de Conseiller chargé des questions d’éducation surveillée et de la protection judiciaire de la jeunesse, après avoir été Conseiller chargé du suivi et de la capitalisation des réformes.
• Mme Maïmouna Dioubaté, précédemment Assistante particulière du garde des Sceaux, est nommée Conseillère chargée de mission.
Nouveaux Visages et Experts aux Postes de Direction
Le remaniement se prolonge dans les directions et services cruciaux, avec la nomination de magistrats et de cadres expérimentés.
Inspection Générale et Bureaux Stratégiques
L’Inspection générale des services judiciaires et pénitentiaires connaît un renouvellement à sa tête :
• M. Sékou Ibrahima Soumah, précédemment Président de section au TPI de Dixinn, est promu Inspecteur général des services judiciaires et pénitentiaires.
• Mme Thérèse Yawa Tolno est nommée Inspectrice générale adjointe.
• Le nouveau Directeur général du bureau de stratégie et de développement est M. Mohamed Lamine Samaké, assisté de M. Sékou Diaka Kaba, ingénieur génie civil.
Directions Nationales Clés
Les directions nationales voient l’arrivée de professionnels reconnus, avec un accent mis sur la justice de proximité, les droits de l’homme, et l’administration pénitentiaire :
• Justice de Proximité et Accès aux Droits : Dirigée par M. Ousmane Fofana, précédemment Directeur national adjoint de la réconciliation et de la solidarité.
• Affaires Criminelles et des Grâces : M. Amadou Oury Diallo, précédemment Procureur de la République près le TPI de Boké, en prend la tête.
• Droits de l’Homme : La direction est confiée à M. Abdoulaye Yattara, juriste, avec Mme Noun Koumba Sy, enseignante-chercheuse, comme adjointe.
• Administration Pénitentiaire et de la Réinsertion : M. Mamadou Gandho Bah est nommé Directeur national, secondé par le lieutenant-colonel Mamadi Condé.
• Infrastructures Judiciaires et Pénitentiaires : Dirigée par M. Alpha Kabinet Kaba, avec M. Ibrahima Sory Ali Camara, ingénieur statisticien, comme adjoint.
Agences et Institutions Spécialisées
Des institutions cruciales pour la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption sont également impactées :
• Agence de Gestion et de Recouvrement des Avoirs Saisis et Confisqués (AGRAC) : M. Mohamed Diawara, précédemment président du tribunal du travail de Conakry, est nommé Directeur général.
• Centre de Formation Judiciaire (CFJ) : M. Alhassane Naby Camara est nommé Directeur général, secondé par M. Boubacar Afia Bah.
• Fonds d’Aide Juridictionnel : M. Yamoussa Conté en est le nouveau Directeur général.
Ces nominations massives, qui comprennent également de nouveaux inspecteurs et des responsables dans toutes les autres directions (Législation, Affaires Civiles, Sceau, Réconciliation, etc.), soulignent la détermination du Président Doumbouya à insuffler une nouvelle dynamique et à placer des cadres qu’il juge aptes à répondre aux enjeux de la refondation de l’État de droit en Guinée. La réorganisation vise clairement à optimiser l’efficacité des services judiciaires et à mieux répondre aux attentes de la population en matière de justice et de respect des droits fondamentaux.