Écoles et covid-19 : Alpha Hassane Barry, Prof de français s’exprime sur Verite224
Malgré l’arrivée des vaccins, la pandémie de coronavirus continue sa propagation. En Guinée, le covid-19 a ralenti la quasi-totalité des activités. Cette année, les écoles ont ouvert un peu tard. Les autorités ont imposé des restrictions notamment la distanciation sociale dans les sociales. Ecoles
Comment les cours se déroulent ? Quelles sont les mesures qui sont prises en cette période de pandémie. Quel est le niveau de l’exécution des programmes ? Alpha Hassane Barry, professeur de français dans le lycée de la place a accepté de répondre les questions de Verite224. Lisez
Verite224.com : vous êtes enseignant, vous donnez des cours de français. L’année dernière, le covid-19 a perturbé les cours et cette année les écoles ont commencé un peu tard. Tout d’abord expliquez-nous comment se déroulent les cours ?
Alpha Hassane Barry : Eh bien, merci pour l’opportunité que vous m’offrez pour m’exprimer via votre site. Pour répondre à votre question, je dirai tout simplement que depuis l’année dernière nous sommes en proie à une pandémie (Covid-19) qui secoue tous les secteurs notamment l’école guinéenne, ce qui fait que les cours n’ont pas démarré très tôt, il fallait d’abord prendre les précautions nécessaires, s’assurer que le dispositif sanitaire est instauré dans toutes les écoles avant la réouverture. Dieu merci les cours se déroulent à merveille.
Où en est-on dans l’exécution des programmes ?
Le programme national, je ne parle pas au nom de tous les enseignants (rire), en ce qui me concerne, nous avons beaucoup avancé dans le programme, s’il faut l’estimer en pourcentage, nous sommes déjà à 60% d’exécution et j’ose espérer que nous allons le boucler bientôt et nous focaliser sur les révisions avec les candidats au baccalauréat unique.
Pensez-vous que c’est possible de finir les programmes dans les écoles ?
Oui, le programme peut bel et bien être bouclé si toute fois nous y mettons du sien. C’est d’ailleurs un impératif que le programme soit bouclé, d’autant plus que le temps imparti est raisonnable.
En tant qu’enseignant quelles sont les difficultés que vous rencontrez ?
Bon, vous savez toute activité humaine est sujette à des petites difficultés, des écueils parfois, mais nous tentons de les transcender avec dextérité. Parfois, il y a des apprenants dont le niveau laisse à désirer, ce qui nous amène parfois à rappeler certaines notions antérieures.
Selon vous pour le programme de français au lycée, qu’est-ce qu’il faut changer, qu’il faut maintenir en bref quelles sont les réformes que vous suggérez ?
Une très belle et pertinente question qui vaut tout son pesant d’or d’ailleurs. Le programme de français au lycée ne date pas d’aujourd’hui, je profite de votre micro pour lancer un appel à l’autorité éducative de penser au réaménagement du programme. Parfois, nous passons le plus clair de notre temps à étudier la littérature française à travers ses grands auteurs, pourquoi ne pas étudier exclusivement la littérature guinéenne quand on sait qu’il y a aujourd’hui des jeunes qui s’intéressent à la littérature, nous avons des figures emblématiques de la littérature guinéenne, parlons d’elles.
Vous êtes enseignant et vous êtes aussi dans un groupe de média, comment vous conciliez les deux.
Bon, vous savez, on dit souvent qu’on ne peut pas suivre deux lièvres à la fois, à mon humble avis, c’est une contrevérité (rire).Tout est une question de planning, je parviens à concilier les cours et ma chronique à Djoma.
Votre mot de la fin
Bon, mon mot de la fin, c’est simplement remercier le site Verite224 pour l’attention accordée à ma modeste personne. Soyez-en remercié du fond du cœur. Merci.
Entretien réalisé par Alpha Oumar Diallo