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Fermeture des cimetières : des religieux musulmans et chrétiens interpellent le gouvernement

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Le ministre de la ville et l’aménagement du territoire à annoncé récemment la fermeture momentanée des cimetières de Bambéto et Kaporo. Une décision qui n’a pas réjoui les populations de ces quartiers concernés. Face à cette situation, nous avons rencontré des religieux qui ont expliqué la place que les cimetières ont dans une société.

Le cimetière est un lieu public, indispensable et réservé pour l’inhumation des morts. Depuis l’annonce de fermeture de deux cimetières par le gouvernement, des indignations ne cessent de s’exprimer. Pour cet imam, ce site constitue un besoin nécessiteux.

« Si vraiment il n’y a pas des personnes qu’il faut enterrer là-bas, en ce moment, on est d’accord qu’on ferme. Mais en ce qui concerne Bambéto, à longueur de journée nous voyons des gens qui sont en train d’enterrer des gens là-bas. Je pense qu’il faut trouver une autre solution qui puisse satisfaire les occupants de ces lieux. On ne peut pas habiter dans un lieu où il n’y a pas mosquée, pas d’église et il n’y a pas de cimetière parce que ce sont des besoins nécessiteux. Donc, religieusement si ces lieux-là n’existent pas dans un endroit, ça devient très difficile pour les occupants », a indiqué Elhadj Mamadou Oury Bah, imam.

Père Apollinaire Cécé Kolié, révérant pasteur
Père Apollinaire Cécé Kolié, révérant pasteur

Selon ce religieux chrétien, on ne ferme les cimetières que quand ils sont pleins et pour d’autres éventuels aménagements. Il sollicite une sensibilisation à l’avance. « Je pense que ça doit faire l’objet de toute décision communautaire et qui touche les populations. Ça doit faire l’objet de discussions, d’échanges, de sensibilisation et d’information. Sinon, l’Etat est souverain, il peut décider de changer un cimetière quand par exemple ce cimetière n’a pas sa raison d’être de tel ou tel lieu », a estimé Père Apollinaire Cécé Kolié, révérant pasteur.

Ces religieux ont invité l’État à trouver un terrain d’entente pour que ces populations sachent le motif fondé de cette décision. « Je demanderai aux autorités de ces quartiers de faire appel aux responsables religieux et la jeunesse qui réside dans ces quartiers environnants pour réfléchir sur cette décision de l’Etat », a lancé l’imam Elhadj Mamadou Oury Bah.

« Je souhaite qu’il y ait une grande sensibilisation et que l’on continue de se concerter. C’est ce qui manque souvent dans notre pays », a renchéri le pasteur père Apollinaire Cécé Kolié. Récemment le ministre de la ville et de l’aménagement du territoire, Dr Ibrahima Kourouma, a déclaré que cette fermeture va s’étendre sur une à deux semaines ce, pour faciliter l’exécution des travaux qui sont en cours à partir du dix prochain.

Ibrahima Sory BARRY

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