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Fête de Tabaski : peu d’engouement dans les ateliers de couture et salon de coiffure

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A quelques heures de la fête de l’Aïd-el Kabir ou fête de Tabaski, les ateliers de couture et de coiffure sont parmi les lieux les plus visités pour se faire beau. Contrairement aux années précédentes, la clientèle se fait rare dans ces lieux de beauté. Notre rédaction a fait le tour ce lundi 19 juillet dans quelques ateliers de couture et de salon de coiffure.

Si dans les années précédente les gens se bousculent dans des salons de coiffure et des ateliers de beauté, c’est tout à fait le contraire pour cette année. A l’occasion de la célébration de la fête l’Aïd-el kébir, autrement appelé fête des moutons, il y a peu d’engouement dans ces lieux de beauté. C’est le cas de Oumar Bah, chef d’atelier de couture qui se trouve à Hamdallaye, dans la commune de Ratoma.

« On ne se plaint pas trop. Il y a peu de client c’est vrai. Mais on rend grâce à Dieu. Vous savez cette fête, les gens pris beaucoup l’intérieur du pays qu’à Conakry. Donc, nous sommes obligés de terminer tôt le travail pour que les gens aillent avec leurs habits. Ce qui reste avec nous ici, c’est pour ceux qui prient à Conakry », a-t-il indiqué.

Oumar Bah se dit être confronté à des difficultés par manque d’apprenti. Cependant, il a suggéré aux jeunes d’apprendre un métier.

« Actuellement, nous sommes confrontés à plein de difficultés comme pour avoir des employés ou des apprentis parce que les gens s’intéressent peu à la couture. Les préfèrent aller demande des muettes au lieux d’apprendre un métier. Nous sommes aussi en manque de matériels », a ajouté le responsable d’un atelier de couture

Dans les salons de coiffure, la clientèle se fait aussi rare à l’approche de la fête. Une situation est due à l’interdiction du gouvernement de tout regroupement selon cette responsable d’un salon de beauté.

« En ce moment, il n’y a pas de clientèle. Là où nous sommes, le loyer est cher. Il y a l’impôt qui nous fatigue parfois. Ils viennent augmenter les prix », a déploré Oumou Conté, coiffeuse.

Depuis l’annonce de la Covid-19 en mars 202, les propriétaires des ateliers de couture et des salons de coiffure continuent de tirer le diable par la queue à chaque fête.

Ibrahima BARRY

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