Guinée : vers l’adoption d’une loi réprimant la cherté des prix
Les consommateurs guinéens sont confrontés à d’énormes difficultés liées à l’augmentation vertigineuse et fantaisistes des prix sur le marché. Toutes choses qui ont poussé Alpha Condé a demandé un projet de loi réprimant ce phénomène. Des commerçants ont réagi à cette actualité ce vendredi 26 février.
Lors du dernier conseil des ministres, Alpha Condé a instruit les membres du gouvernement d’élaborer un projet de loi réprimant sévèrement l’augmentation fantaisiste des prix dans les marchés. Mais pour ce commerçant, la cause de la flambée des prix des denrées alimentaires provient de l´État.
« On ne fait pas exprès pour augmenter les prix des produits dans les marchés. C’est l’Etat qui fait tout ça. Parce c’est lui qui augmente le prix de d’éloignement au niveau port et parfois difficilement pour franchir les frontières. Les gardes de là-bas prennent beaucoup d’argent avec nous. En plus il n’y a pas de route. Quand tu pars payer ta marchandise dans la sous région, c’est tout à fait un problème pour qu’elle arrive à Conakry. Parfois tu es obligé de payer plus. Donc, pour ne pas perdre, nous sommes obligés d’augmenter les prix de nos produits », a indiqué Boubacar Barry Commerçant.
Le plan de riposte économique et social contre la pandémie Covid-19 a pris fin en décembre 2020. Bien avant, tout était devenu cher sur le marché. Un acte que dénonce Boubacar Barry.
« Avec cette maladie, les frontières sont fermées. Le devise est monté. Qu’est ce qu’on peut faire ? Si on augmente pas les prix, on ne pourra rien gagner. C’est ça qui est la vérité. C’est à l’Etat de stabiliser tout ça dans l’intérêt de toute la population guinéenne ».
Face à toutes ces difficultés, certains commerçants sont obligés de contourner aujourd’hui la frontière guinéo-sénégalaise pour aller vers Kourémalé au Mali. Là où il payait 45 millions de Francs Guinéens à Koundara, ils sont obligés de débourser 150 millions pour faire entrer leurs marchandises via Kourémalé. Ils proposent à l´État de baisser les frais de douanes, taxes, impôts et surtout de veiller à la stabilité du Francs Guinéens.
Ibrahima BARRY