Labé/Journées culturelles du Fouta : L’essentiel de la première journée
Les journées culturelles du musée du Fouta se sont tenues les 18 et 19 décembre 2021 à Labé.
Pour l’occasion, à la tête de son équipe de collaborateurs les plus proches, le ministre de la culture, Alpha Soumah n’a pas voulu se faire conter l’événement.
Le premier jour a été marqué par trois étapes :
Les discours officiels notamment ceux du maire de la commune urbaine de Labé, Mamadou Aliou Laly Diallo, discours suivi de celui du gouverneur de région colonel Robert Soumah.
Puis la directrice générale du musée, Hadja koumanthio Zeinab Diallo qui en alternant Pular et français a pleinement placé l’événement dans son contexte de valorisation du patrimoine local.
Les derniers discours ont été l’actif d’ El hadj Ousmane Fataco Diallo » mawdho gorool » et parrain des journées et Dr Djibril Faleme Diallo vice-président de l’association des écrivains du Sénégal.
Dans la ferveur de l’action, un artiste peintre Lancinet Mara a offert deux tableaux au ministre de la culture dont un portrait et un autre à Hadja Koumanthio Zeinab Diallo.
Aussi, Imam de son état, El hadj Oumar Bella Diallo de l’éminente famille de Koula mawnde a offert un couteau de plus de 200 ans au musée.
L’après Midi a été consacré à une conférence débat sur le thème : si pulaaku tabitay ».
Un débat placé sous la modération d’un promoteur des langues nationales, Aguibou Sow Mokulete qui assuré sa tâche avec maestria coordonnant cet échange d’avis et d’expériences entre tant d’éminentes grises.
Pour le professeur Alpha Mamadou Diallo << l’avenir du pulaaku est aussi lié aux emprunts>>, s’appesantissant sur la langue, Dr Djibril Faleme Diallo a expliqué que chaque langue est liée à un pouvoir avant d’indiquer que les peuls utilisent des emprunts qui ne correspondent pas aux choses qu’ils connaissent expliquant au passage que l’usage du h chez les allemands par exemple orienté l’esprit vers la guerre ou l’agriculture.
Pour Alpha Oumar Diallo, directeur de la radio rurale de Pita <<l’avenir du Pular passe par une école et une radio strictement culturelle…>>
Pour le professeur Bonata Dieng, peuhls est une déformation ouloff du mot pullo épousée par les colons français.
Son camarade El hadj Ibrahima Sampiring, il est difficile d’étudier sans les outils appropriés et la satisfaction des besoins liés à la langue est double. Des choses qu’on peut immédiatement faire et d’autres qui relèvent du long terme.
La troisième partie de cette première journée a été consacrée aux prestations culturelles en présence de tous les invités et dans les jardins du musée.
Tounkara Ousmane