Toutes les infos en direct sur la Guinée

Labé : une affaire d’abus de confiance vieille de 7 ans refait surface loin de son théâtre

0

En 2014, El hadj Mamadou Dian a prêté la somme de 5000 dollars à un de ses collaborateurs habituels dénommé Mamadou Saliou pour lui permettre de payer les frais portuaires de ses marchandises débarquées au port de Banjul avec la promesse que ce dernier réglerait les jours d’après, c’est en restant sans nouvelle de son débiteur 5 jours durant surtout que son magasin était fermé en permanence qu’il a dû se rendre à l’évidence que ce dernier avait filé à l’anglaise.

De l’aveu de l’homme, il a dû liquider deux parcelles à lui pour payer la somme que lui-même avait empruntée à des tiers et ironie du sort, c’est 7 ans après donc il y a quelques jours venus au décès d’un proche et désireux d’acquérir une carte sim, il est tombé nez à nez avec son débiteur qu’il a fait interroger par des sages qu’en est-il de son argent, la réponse a été qu’il a fait faillite et a dû prendre la fuite.

E hadj Mamadou Dian a alors exigé de trois choses l’une : soit le paiement de son argent ou sa mise en contact avec la famille du jeune homme ou la voie judiciaire et c’est la troisième voie qui a été choisie.

Au niveau de la gendarmerie, la famille du jeune homme a mobilisé 10 millions ce qui constitue 1/5 du montant dû, somme qu’il n’a pas prise à défaut d’un garant pour le reliquat mais à sa grande surprise dit-il, les jours d’après, il s’est vu remettre un document et s’est fait signifier selon lui par le substitut patrice Koma Koivogui ce qu’il suit :

« Le magistrat a envoyé mon adversaire faire la photocopie d’un document décliné en trois copies, une pour moi, une pour mon adversaire et il a gardé la dernière, sans me poser la moindre question, il m’a signifié que c’était fini et j’ai répondu je ne me permettrai pas de laisser filer un homme que j’ai cherché sept ans durant, il m’a dit qu si je le touchais qu’il me mettrait à sa place, le magistrat en question est PatriceKoma Koivogui… ».

En décryptant une copie de ce document intitulé classement sans suite, une partie soulignée au rouge et précédée d’un astérisque a attiré notre attention :

« Après enquête, il m’est apparu que les faits ne constituent ni un crime, ni un délit, ni une contravention mais peuvent seulement donner lieu à un litige civil auquel vous pouvez si vous le voulez donner une suite… »

Joint au téléphone dans l’après-midi du mardi, le substitut du procureur Patrice Koma Koivogui a expliqué avoir formulé une plainte contre El hadj Mamadou Dian et qu’il souhaiterait ne s’exprimer qu’à l’issue de cette procédure.

Ousmane K. Tounkara

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que cela vous convient, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. J'accepte Lire la suite

Politique de confidentialité et de cookies
Partager