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Le silence d’un père, les larmes d’une ville : L’inhumation poignante d’Alhadj Boubacar à Siguiri

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La terre de Siguiri s’est alourdie de chagrin ce jeudi 4 novembre 2026. L’émotion, brute et déchirante, a saisi tout un peuple venu accompagner le jeune Alhadj Boubacar Barry vers son dernier repos.

Arraché brutalement à la vie le jeudi 29 octobre, dans le calme trompeur de son domicile à Lambayi (Conakry) sous les coups d’hommes lourdement armés, il est revenu en silence là où tout avait commencé, dans sa ville natale.

Au terme d’un long et pénible voyage depuis la capitale, la dépouille est enfin arrivée dans la maison paternelle. Devant le corps sans vie de son fils, le vieil homme, brisé par une douleur indicible, est resté muet, le regard perdu dans l’abîme du deuil. Dans un silence plus lourd que les mots, il a seulement trouvé la force d’un geste, confier la dépouille aux sages et aux imams pour les dernières prières, remettant l’âme de son enfant à l’Éternel.

C’est dans une atmosphère empreinte d’une détresse poignante et de larmes contenues que ses proches et la population de Siguiri l’ont porté en terre. Un adieu déchirant à une vie fauchée en pleine jeunesse.

La disparition tragique d’Alhadj Boubacar plonge les siens dans un abîme de tristesse. Il laisse derrière lui le souvenir d’un homme aimé, une veuve inconsolable et trois jeunes orphelins désormais condamnés à grandir avec l’écho de son absence.

Ibra Barry, journaliste d’investigation

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