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Trop de politique tue la politique [Par Elhadj Ousmane Baldé]

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Nous mangeons politique, nous respirons politique. Cela est bien en soi tant qu’on parle plus de politique de développement que de politique politicienne d’orientation guinéenne ( c’est-à-dire une politique bête qui se concentre sur des petits détails qui n’avancent en rien un pays, exemple: Alpha a éternué, c’est pourquoi Cellou rit.) De la façon dont cette politique se fait vraiment est tout sauf encourageant.

Du politique lui-même
Nous avons appris à seulement nous concentrer comme je l’ai dit plus haut sur des choses inutiles qui n’ont aucune positivité. C’est juste crier çà et là en exhibant des uniformes et des mots rouillés. C’est comme si le peuple aime la monotonie, car aujourd’hui n’importe quel gamin peut reprendre les chansons que vous répéter inconsciemment et éternellement au premier passant que vous rencontrer. Des promesses dans tête ni queue. En plus, ça ne vous gêne même pas. D’un autre côté, le politique dans la plupart des cas est un mec qui a souvent vécu ailleurs et a vu comme les choses se passent là-bas mais même copier les bonnes actions, impossible. Il est toujours apte par contre à accuser celui d’en face même des problèmes naturels que le pays vit ou encore même ce qu’il commet comme faute, il peut se les dédouaner. Sartre a raison, « l’enfer, c’est les autres. »

Le peu de politiques honnêtes ne sont pas écoutés malheureusement. Le souci est que le peuple préfère entendre ce qui le plaît mais pas la vérité. Car la vérité, souvent chez nous ici, sort de la bouche des moins écoutés. Les plus brillants sont tout le temps stigmatisés et écourtés. Traite réalité ! La chose politique est tellement sale que d’aucuns étant pourtant capables l’évitent carrément.

De la pratique du métier
Beaucoup se retrouvent dans ce métier parce qu’ils excellent dans l’hypocrisie ou parce qu’ils cherchent gauchement à tirer leur épingle du jeu. C’est comme pour dire: que le pays crève tant que je gagne quoi ingurgiter. La pratique politique est trop lâche. Elle n’est plus faite dans l’intérêt de tous mais elle est souvent faite pour des buts de propagande seulement. Elle est réduite à une chose immorale qui ne se focalise que sur les combines. Le plus bizarre dans tout ça, elle est trop mystifiée, comme si elle n’était pas une pratique humaine. Je ne sais pas par quel génie l’homme politique guinéen a reçu son secret de manipulation et son talent salop qui ne se limite qu’à sa secte. Je me demande vraiment. Dès qu’un jeune l’ouvre, on te dit: tu sais mon gars, la politique est profonde, tu ne peux pas comprendre.

L’autre chose qui m’énerve, c’est quand quelques mecs coincés exhibent leurs âges ou leur sexe pour faire valoir cela comme un critère d’intelligence ou qui peut leur permettre d’avoir le pouvoir. Y a pas plus énervant que d’entendre: les jeunes aussi peuvent ou les femmes peuvent comme si l’intelligence ou le génie du manager était lié à l’un de ces critères. Quelques fois, il y a aussi certains qui mettent en avant un panafricanisme pacotille pour faire valoir leur position dans l’arène politique. Le combat est déloyale quand on ne parle pas projet. Et si on parlait projet.

De l’environnement du pays
Ce pays est loin d’abord d’être ouvert à la vraie politique. Je parle de l’art d’organiser pas de ce dont on croit naïvement: comme art de mentir. La politique doit être un facteur d’union et de progrès normalement. Une pratique qui doit contribuer au développement du pays. Si ce n’est pas ça, ça va! Pourquoi je dis que nous sommes mal préparés:

1- nous n’avons pas l’esprit d’ouverture. On veut que les autres nous écoutent mais nous non. On ne peut pas admettre une idée contraire et pourtant la politique est un combat d’idées. Cette façon de faire nous envoie déjà à proférer des injures ou encore à en venir aux mains. Il faut avoir la capacité d’accepter que l’autre ne soit pas d’accord avec nous. C’est simple pourtant.
2- le niveau de discours est trop bas. Très très bas. Et ce qui écoeure de plus, ce sont les thèmes abordés. Nous sommes comme des paresseux buveurs de thé…dans un bavardage creux, loin du concret. Voilà un autre souci à soigner. Ce n’est pas parce qu’on dit qu’il y a liberté de parole qu’on doit inventer même à monsieur Clochard un rôle dans un truc saint.

Enfin, je vais me limiter là en disant que tous ceux qui hésitent de se lancer en politique, ils ont tort. Ils peuvent aller dans l’arène et apporter leur « spécificité » dans l’édification de l’opinion nationale. Surtout, contribuer à assainir l’espace politique qui est empuanti par des brebis galeuses qui nous servent toujours la même sauce. On ne veut plus de la même sauce, il faut oser le dire. Nous voulons une génération de politicien mature et bien formés. Plus jamais de démarcheurs de mauvaise humeur.

NB: ceci n’est que mon opinion, elle est aussi très discutable. Merci!

 

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