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Coût du transport élevé : les cris de cœurs des étudiants « nous souffrons beaucoup »

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Alseny Diallo, étudiant
Alseny Diallo, étudiant
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Depuis le 26 mars 2020, le chef de l’Etat, Alpha Condé a déclaré l’état d’urgence sanitaire suite à l’apparition de la Covid-19 en Guinée. Au fil du temps, cette décision a été allégée dans certains endroits du pays, particulièrement les villes les moyens touchées par la pandémie.

Depuis cette décision du chef de l’Etat, nombreuses sont des activités économiques qui sont impactées. Le coût du transport a grimpé à Conakry et pour les voyageurs de l’intérieur du pays. Une réalité qui affecte les étudiants de la capitale guinéenne. Le mardi dernier, le président de la République a décidé de proroger l’état d’urgence sanitaire pour un mois encore. Une situation que déplore les étudiants à travers leurs cris de cœurs.

« L’augmentation du transport joue beaucoup sur moi parce que moi je viens de loin. Je quitte Coyah pour être à Conakry tous les jours, précisément à Kansoya. Cette localité, est près qu’une île. Avant de sortir de chez moi, je suis obligé de monter jusqu’à 36. Pour monter là-bas, ça me fait 6 000 GNF. De 36 jusqu’à Kabelen qui était à 1 500 GNF, je paye 3 000 GNF. C’est de là-bas maintenant que je m’embarque pour l’université. Par jour, je peux dépenser parfois jusqu’à 34 000 GNF, le transport seulement. Si ce n’est pas grâce à l’appui des parents, je n’allais pas m’en sortir », s’est plaint Niankoye Lamah Haba.

« Actuellement, il y a un problème majeur qui joue sur les gens. Le prix du transport est très élevé et à cause de ce confinement, le nombre de passager est limité dans les véhicules. Pour se déplacer, où on avait l’habitude de payer 1 500 GNF, maintenant c’est à 3 000 GNF. Pour le cas de l’intérieur du pays, nous constatons que les chauffeurs prennent aussi le double transport dans les mains des passagers. Si c’est dans les minibus, ils ne respectent pas le nombre de limite en même temps le transport est doublé. Donc, je demande au gouvernement de revoir ces cas de problèmes », a interpellé Maxim Dembadouno.

« Vue la conjoncture, ce n’est pas du tout facile actuellement. Surtout, au niveau de l’Etat d’urgence. Cet état d’urgence réellement est en faveur des chauffeurs. Si on diminue 1000 GNF sur le prix du carburant et qu’on double le transport, c’est quelque chose qui est très difficile, surtout pour nous les étudiants qui viennent de l’intérieur. Nous sommes-là, vue la conjoncture, ce n’est pas du tout facile même comment trouver à manger à plus forte raison le transport. Même si tu plaide les taxi-maîtres à 2000 GNF par tronçon, ils ne vont pas accepter. J’aurai voulu si l’Etat pourrait faire de son mieux, regardez l’état des étudiants parce que ça ne va pas du tout », a déploré Mamadou Adama Sow.

« Franchement, nous souffrons énormément parce que nous en tant qu’étudiant, nous ne sont pas employés. Il y a d’autres parmi nous qui se débrouillent ailleurs. Pourtant, certains, ils n’ont nulle part où gagner quelque chose. Nous sommes maintenant majeurs, on ne peut pas à chaque fois, s’arrêter devant les parents pour les demander de l’argent. Il y a d’autres qui quittent loin pour venir ici. Donc, ils dépensent beaucoup d’argent avec la cherté du transport », a dénoncé Alseny Diallo.

Ibrahima Sory BARRY

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