Entretien: Verite224.com à la rencontre de la parlementaire de Dixinn, l’honorable Maelia Ismaël Soumah, à l’issue de sa victoire à l’élection législative
Élue à l’issue du scrutin législatif , la candidate pour la circonscription de Dixinn, désormais honorablement investie de ses nouvelles responsabilités, exprime une profonde satisfaction face à cette victoire électorale.
Dans un contexte politique souvent tumultueux, son élection représente non seulement un aboutissement personnel, mais également un espoir renouvelé pour les habitants de Dixinn, qui attendent des changements significatifs et des améliorations dans leur quotidien.
Dans cette interview, elle a partagé son engagement à travailler sans relâche pour répondre aux préoccupations de sa communauté, promettant d’écouter attentivement les voix de ses concitoyens et de défendre leurs intérêts au sein de l’assemblée. Son enthousiasme est palpable, et elle se prépare à relever les défis qui l’attendent, consciente de l’importance de son rôle dans le développement de sa circonscription.

Elle envisage de remédier aux problèmes que rencontre la circonscription de Dixinn, notamment l’insalubrité, le manque d’infrastructures sanitaires de proximité et les écoles délabrées. Un constat loin d’être une fatalité.
1. Parlez-nous de votre parcours ?
Je suis avant tout une enfant de Dixinn, native de Hafia, et profondément attachée à cette commune. Mon parcours m’a conduite à exercer en tant qu’inspectrice des impôts, avant d’être nommée, par le Président de la République, Conseillère Nationale de la Transition. Cette expérience au sein du CNT m’a permis de comprendre les rouages de notre jeune démocratie et de mesurer l’importance cruciale du travail législatif pour le développement de notre pays.
Aujourd’hui, forte de ce parcours et de la confiance des populations, je suis élue au compte de la Génération pour la Modernité et le Développement (GMD) pour porter la voix de Dixinn à l’Assemblée nationale.
2. Pourquoi avez-vous postulé pour la circonscription de Dixinn ?
Postuler pour Dixinn, c’est pour moi un devoir et une évidence. Je suis une enfant de Dixinn, et c’est ici que j’ai mes racines. Dixinn est le miroir de Conakry, une commune qui abrite de prestigieuses institutions, mais où nos concitoyens souffrent au quotidien d’insalubrité, d’un manque d’infrastructures sanitaires de proximité et d’écoles délabrées. Ce constat n’est pas une fatalité.
J’ai postulé parce que je ne peux pas rester spectatrice de cette situation. Je veux être l’architecte du développement de ma commune, aux côtés des habitants, pour apporter des solutions concrètes et redonner à Dixinn la place qu’elle mérite.
3. Au sortir des élections générales de Mai dernier, peut-on dire que les femmes sont pleinement impliquées en politique ?
Nous avons franchi un pas important, mais le chemin est encore long. L’instauration d’un quota de 30% de femmes dans les instances politiques est une avancée majeure qui a permis une meilleure représentation. Cependant, nous devons viser plus haut, tendre vers une réelle parité pour que la voix des femmes soit pleinement entendue dans les prises de décision. Les élections de mai ont montré une implication croissante des femmes, tant comme candidates que comme électrices, mais il nous faut transformer cet essai en une dynamique durable et profonde pour que la politique guinéenne reflète enfin la réalité de notre société, où les femmes jouent un rôle central.
4. Que doit-on retenir de votre campagne auprès des populations et de leurs aspirations ?
Ma campagne a été une campagne de proximité, faite de porte-à-porte et de causeries citoyennes. Ce que je retiens, c’est l’amour et la confiance que les habitants de Dixinn m’ont témoignés. Leurs aspirations sont claires et légitimes : ils veulent de l’emploi pour les jeunes, une réelle autonomisation des femmes, des écoles publiques dignes de ce nom dans chaque quartier, et une salubrité retrouvée.
J’ai promis de porter ces aspirations à l’Assemblée nationale. Je serai la voix de ceux qui n’ont pas toujours la parole, et je me battrai pour des lois qui améliorent concrètement leur quotidien.
5. Au vu de la majorité acquise, dites-nous, notamment aux indécis ou sceptiques, pourquoi faut-il opter pour la team GMD ?
La GMD, c’est la Génération pour la Modernité et le Développement, un mouvement qui incarne une ambition nouvelle pour notre pays. Forte d’une majorité confortable à l’Assemblée nationale, la GMD est aujourd’hui en mesure de mettre en œuvre son programme et de tenir ses engagements.
Opter pour la team GMD, c’est choisir la stabilité et l’efficacité. C’est faire confiance à une équipe qui a la volonté et les moyens de ses ambitions pour bâtir ensemble une Guinée prospère. Aux sceptiques, je dis : regardez notre engagement sur le terrain, notre volonté de dialogue et notre détermination à servir l’intérêt général. Nous ne sommes pas là pour des promesses, mais pour des résultats. Et le Président de la République Mamadi DOUMBOUYA a montré depuis son arrivée au pouvoir. C’est pourquoi il a été élu par une majorité écrasante de la population guinéenne.
6. Avez-vous deux ou 3 sujets d’actualité que vous prévoyez mettre sur la table une fois installée ?
Absolument. Dès mon installation, je mettrai sur la table trois sujets prioritaires pour Dixinn et pour la Guinée :
1. L’éducation : Je me battrai pour que chaque quartier de Dixinn dispose d’une école publique digne de ce nom. L’éducation est le socle de tout développement durable.
2. L’autonomisation des femmes et l’emploi des jeunes : Ce sont des urgences sociales. Je proposerai des lois pour faciliter l’accès des femmes aux financements et pour créer des opportunités d’emploi pour notre jeunesse, en favorisant les partenariats avec le secteur privé.
3. La salubrité : Il est temps d’assainir notre cadre de vie. Je porterai des initiatives pour une gestion des déchets plus efficace et pour un environnement plus sain dans tous les quartiers.
7. Pensez-vous que le quota des 50% verra le jour en Guinée, vu que les 30% sont devenus obligatoires ?
Je suis convaincue que nous devons tendre vers la parité. Le quota de 30%, bien qu’obligatoire, reste insuffisant pour une représentation équitable. C’est un objectif, mais ce n’est qu’une étape. La Guinée a besoin de toutes ses forces vives pour son développement, et les femmes en sont une composante essentielle.
Le chemin vers les 50% est certes semé d’embûches, mais je suis optimiste. Avec des femmes comme moi, élues et déterminées à faire bouger les lignes, avec une volonté politique affirmée et une société civile mobilisée, je pense que nous pouvons y arriver. C’est un combat que je mènerai avec conviction à l’Assemblée nationale.
8. Mot de la fin
Je voudrais remercier du fond du cœur les populations de Dixinn pour la confiance qu’elles m’ont accordée. Je ne les décevrai pas. Je serai une députée intègre, proche des citoyens et déterminée à œuvrer pour l’intérêt général. J’invite chacun à continuer à croire en un avenir meilleur pour notre commune et pour notre pays. Bâtir ensemble, c’est notre devise, et c’est ensemble que nous y parviendrons. Je vous remercie.
Abdoulaye Djibril Barry