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« La désobéissance civile reste notre seule arme », estime Alpha Saliou Wann

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Alpha Saliou Wann, Président de l'Alliance des forces démocratiques (AFD)
Alpha Saliou Wann, Président de l'Alliance des forces démocratiques (AFD)

Les faits l’ont prouvé, nous avons affaire à la dictature depuis notre indépendance. Les pires dictateurs africains qui soient. Ils sont inefficaces économiquement, mais surtout ce sont des tueurs impitoyables.
Nous avions vécu plus de 60 ans de pauvreté dans la répression.

Depuis 1992, nous avions cru aux institutions démocratiques créées de toutes pièces pour légitimer un pouvoir hors-la-loi. Nous devons y mettre fin ici et maintenant!
Vous voyez bien la brutalité avec laquelle Alpha CONDÉ veut nous imposer sa constitution, son assemblée et son pouvoir à vie. Pourquoi, continuer à jouer la comédie de la démocratie avec lui?

Il est chef, parce que nous acceptons qu’il nous dirige. Tout ce qui représente l’Etat, n’est qu’un instrument mis à son service pour nous asservir. Nous devons les rejeter.
La désobéissance civile reste notre seule arme. Nous devons empêcher cet État patrimonial de fonctionner. Partout où nous sommes majoritaires sur le territoire, il faut refuser d’obéir aux serviteurs d’Alpha CONDÉ.
Une évidence s’impose à nous : les Forces de défense et de sécurité (FDS), qui sont le bras armé du pouvoir, n’ont pas leur équivalent en Afrique. Ce sont des barbares qui n’hésitent pas à tuer leurs compatriotes pour défendre leur dictateur.

Les autres armées africaines n’ont pas fait preuve de tant de docilité à l’égard des dictateurs africains, notamment lorsque ces derniers ont franchi la ligne rouge de l’attaque en règle des populations civiles. Après son massacre du 26 mars 1991, l’armée malienne a fini par chasser le général Moussa Traoré du pouvoir. L’armée burkinabé a fait de même avec le capitaine Blaise Compaoré, l’armée soudanaise avec le général Omar El Bechir et surtout l’armée nigérienne qui a chassé Mamadou Tandja qui était dans la même configuration politique qu’Alpha Condé, etc.

Chaque membre des FDS est dans le camp ennemi. Dans nos quartiers, nous devons tout faire pour les démoraliser ou les obliger à nous rejoindre. S’ils persistent de servir le dictateur, nous devons les isoler de la société et les combattre.
Les membres de la cour constitutionnelle, de l’assemblée, de la CENI d’Alpha CONDÉ doivent être considérés au même titre que ceux des FDS.
Nous ne pourrons pas nous débarrasser de la dictature en laissant ses serviles agents sévir contre nous, sauf s’ils renoncent à leur sale besogne comme l’ont fait certains membres de la Cour Constitutionnelle malienne dont sa présidente en démissionnant.

Quand aux leaders politiques de l’opposition, il faut sortir de l’ambiguïté. Le discours doit être clair et les actes fermes. Que ceux qui veulent négocier ou participer à la mascarade électorale d’Alpha CONDÉ le rejoignent ouvertement.

C’est un non sens de négocier des conditions d’organisation des élections libres et transparentes avec un dictateur. Que tous ceux qui ont compris cela, se retrouvent pour le combattre.
Si nous avons la force de lutter, avançons. Mais, si nous en sommes incapables, trêve de plaisanterie, soumettons nous.

“Ceux qui luttent, sont ceux qui vivent “.

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Redacteur en chef Verite224.com
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