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Législatives en Guinée : des partis en lice réclament leurs subventions à l’Etat

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Les partis en lice pour le double scrutin du 22 mars 2020 ont du mal à entrer en possession de leurs subventions auprès de l’Etat. Selon le code électoral guinéen, tout parti en course pour les élections législatives, a droit à 20 pour cent du montant de la caution fixée par la CENI. Certaines formations politiques montent au créneau pour dénoncer ce refus du gouvernement de s’acquitter de ses obligations vis-à-vis des partis politiques concernés.

Selon Ibrahima Sory Diallo, président d’ADC BOC, c’est obligatoire, parce que c’est avec ce montant qu’ils comptent gérer les délégués dans les bureaux de vote.

« Cet argent ne pouvait pas assurer nos campagnes mais nous avons jugé nécessaire que c’est un montant qui allait permettre d’assurer l’alimentation de nos délégués. Ce qu’il faut ajouter sur cette question de subvention, c’est que la CENI n’a pas joué son rôle », a-t-il dénoncé.

« C’est la première fois que l’Etat torture aussi des partis politiques sur une question de subvention. Vraiment, c’est regrettable. On nous fait croire toujours que ça y est en cours. On est confronté à d’autres dépenses, je veux parler des délégués dans les bureaux de vote, ils doivent manger, il y a beaucoup d’autres choses », a appuyé Abdoulaye Kourouma, président RRD.

Malgré l’absence de cette subvention, certains partis en lice n’entendent pas rester en marge du processus électoral. Des rumeurs font état, du découplage du double scrutin pour les législatives et le référendum du 22 mars 2020. La goutte d’eau qui risque de faire déborder le vase pour les partis en lice.

Pour Kourouma, ce double scrutin, c’est comme les bébés siamois. Ils doivent être mis au monde ensemble. « L’Etat doit beaucoup réfléchir s’il ne veut pas déplacer le problème ou créer d’autres problèmes encore dans le pays, je crois qu’il faut organiser les élections et gérer définitivement les conséquences pour réparer les choses », a-t-il renchéri.

A 72 heures du vote, l’engouement est moins visible dans la capitale guinéenne et à l’intérieur du pays. Une morosité renforcée par l’apparition du coronavirus en Guinée avec un deuxième cas confirmé ce mercredi 18 mars 2020.

Ibrahima BARRY

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