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Mort d’Alhadji Boubacar Barry : la réponse de qui a déposé son corps à l’hôpital Donka

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Alors que sa famille le cherchait désespérément depuis plusieurs jours, le corps du jeune homme Alhadji a été retrouvé, dimanche, à la morgue de l’hôpital national Donka. Enregistré comme « X » (corps non identifié), il aurait été déposé la veille par un véhicule militaire selon notre source d’information. Des accusations graves pèsent sur les conditions de sa mort.

Le mystère et l’angoisse entourent les circonstances de la mort d’un jeune homme identifié sous le nom d’Alhadji. Porté disparu depuis le jeudi 29 octobre 2026, son corps a fini par être localisé, ce dimanche, à l’hôpital national Donka. Une découverte macabre qui soulève de nombreuses interrogations sur une affaire aux relents de bavure.

D’après les informations concordantes recueillies auprès de ses proches, le corps d’Alhadji présentait des marques de violences extrêmes. En plus de blessures par balle apparentes, la victime aurait subi des tortures physiques sévères, notamment les deux pieds brisés.

L’élément le plus troublant réside dans la manière dont la dépouille a fait son entrée dans l’établissement sanitaire. Selon nos sources, c’est à bord d’un véhicule de l’armée que le corps a été déposé à Donka. Les individus l’ayant transporté se seraient présentés aux soignants en qualifiant le défunt d’« agresseur » pris sur le fait.

Malgré le fait que le corps ait été convoyé par des agents en uniforme, la direction de l’hôpital l’a enregistré sous la mention « corps non identifié ». Une décision perçue par la famille comme une tentative de dissimulation.

« Ils l’ont tué depuis jeudi, mais ce n’est que dimanche que nous avons su qu’il était à Donka. Ils ont écrit « corps non identifié » alors que ce sont eux-mêmes qui l’ont déposé là-bas », confie un proche sous le sceau de l’anonymat, craignant pour sa sécurité.

C’est grâce à l’appel de son ami d’enfance, Baba Traoré que les ravisseurs ont transporté avec eux lors de l’attaque du domicile de Boubacar Barry, qui a informé au petit frère du défunt que son grand frère se trouve à l’hôpital Donka. Ses pieds sont fracturés. Lui en personne, il ne sais pas où il se trouve actuellement car son visage était cagoulé (masqué) pendant tout ce temps et les gens qui le détient demandent une rançon de trois million. Sinon, ils risquent de le tuer.

C’est grâce à cette information que la famille a pu remonter la piste. Arrivés sur place, les parents n’ont pu que constater l’horrible réalité, le jeune homme était bien là, gisant sans vie, les stigmates de la torture sur le corps.

Sur place, le personnel médical et administratif observe une stricte réserve. Selon nos informations, la peur règne au sein de l’hôpital Donka, où de nombreux employés redoutent de s’exprimer, évoquant des ordres venus « d’en haut ».

Cette affaire met une nouvelle fois en lumière les inquiétudes persistantes autour du respect des droits fondamentaux et de la transparence en matière de traitement des dépouilles et de procédures judiciaires en Guinée.

Face à la gravité de ces accusations de torture et d’exécution extrajudiciaire, une enquête indépendante et approfondie est vivement attendue pour faire toute la lumière sur ce drame et situer les responsabilités.

Ibra Barry, journaliste d’investigation

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