ActualitésPolitiqueSports & Culture

Musique/Rap : Abel Diallo de Black Never Die étale l’ambition de son groupe

0
Abel Diallo et Ahmed Sekou Daffé du groupe Black Never Die
Abel Diallo et Ahmed Sekou Daffé du groupe Black Never Die
Votre publicité ici

Cette année, le groupe Black Never Die signe son retour après une absence dans la scène culturelle guinéenne avec un deuxième album dénommé ‘’ Afro Fusion’’. Abel Diallo, l’un des membres du groupe l’a fait savoir au cours d’une interview accordée à notre rédaction.

Lisez l’interview !

Verite224.com : vous êtes deux jeunes rappeurs, qu’est-ce qui vous a motivé à créer votre groupe de rap ?

Abel Diallo : Depuis fort longtemps on a décidé de mettre ce groupe en place. Le groupe s’était Black-Killers, après Black-killers on est venu Black Never Die. Le Black Never Die, c’était des jeunes danseurs. A un moment donné, on s’est dit au lieu de danser pour les autres pourquoi de ne pas créer pour nous-même pour montrer notre talent. Au fur et à mesure, on a changé de style. Donc maintenant, ce n’est pas seulement la danse, c’est aussi avec la musique. Parce qu’on a les autres artistes comme les Crysbrown, les P-Squares et Mikel Jackson. Jackson était un danseur, après il est devenu chanteur, donc pourquoi nous on ne peut pas être comme eux ou pourquoi pas plus qu’eux.

Verité224.com : Parlez-nous de votre groupe ?

Abel Diallo : Le groupe Never Die est un groupe talentueux composé de deux personnes, il y a Diallo Abel et Ahmed Sekou Daffé. On prépare le deuxième album, on fait de l’Afro Fusion. L’Afro Fusion, il y a toutes sortes de couleurs dedans. Que ça soit des guinéens, des européens ou des américains. Mélanger de toutes sortes. Même ivoiriens, ghanéens ou des nigérians, donc, c’est pourquoi on a dit ‘’Afro Fusion’’.

Verite224.com : Parlez-nous de votre deuxième album ?

Abel Diallo : Le deuxième album qu’on est en train de préparer, il y a trop de souffrances dans le pays. Ça c’est depuis longtemps. Donc, on veut que ça cesse et puis encore la violence n’a qu’à s’arrêter. Les mariages forcés, on veut la paix dans notre pays. La Guinée a connu la paix depuis toujours, donc, on veut que cela continue. Les jeunes n’ont qu’à se battre, ils ne doivent pas s’assoir pour attendre le gouvernement. Pour être quelqu’un un jour, il faut commencer à fonder tôt ton avenir. Il ne faut pas que les politiciens nous mènent dans leur vie. Tout le monde est politicien. Moi je suis politicien dans mes musiques, dans mes business et la danse que je fais. Chacun n’a qu’à se battre pour que notre culture se valorise.

Verite224.com : Il y a des sujets de société qui sont devenus récurrents, notamment le viol, les violences faites aux femmes, la trahison, est-ce que vous parlez de ces sujets dans votre album ?

Abel Diallo : Bien sûr, on a beaucoup touché à ça. Ça fait mal, on a des enfants, moi j’ai deux enfants, mon ami aussi et il y a plein d’amis qui ont des enfants. Quand j’entends des violences envers les enfants, ça fait mal, je pense pour moi. Il faut que je me batte dès maintenant ou jamais. Donc, Black Never Die, l’album qu’on prépare, il y a de la joie dedans et il y a des conseils pour pousser la jeunesse guinéenne à se battre.

Verite224.com : Parlez-nous de votre parcours ?

Abel Diallo : Depuis Black-Killers, on a rapporté pas mal. Et depuis qu’on est devenu Black Never Die, la rencontre de deux personnes, on est allé en 2019 à Saly Hip-Hop. Saly Hip-Hop, c’est un évènement qu’on organise au Niamey. Il y avait 115 pays là-bas, on a été le meilleur groupe urbain. On a envoyé le trophée ici. Le gouvernement ne nous a jamais aidé pour aller, on a tout fait, on a marché de porte à porte.

Verite224.com : C’était quand ?

Abel Diallo : C’était en mai 2019. On avait tapé partout. La seule personne qui nous a venu en secours c’est Aboubacar Bobody Camara. Le jour qu’on lui a rencontré, ça nous restait deux jours pour bouger et on a trainé pendant trois mois. Le jour qu’on lui a rencontré, c’est le lendemain là qu’il nous a donné le billet pour aller. On le félicite pour ça, il a beaucoup fait pour nous. Il y a beaucoup de gens qui nous appellent pour aller dans des grands festivals mais on a des amis artistes quand tu les appelle, ils ne vont jamais donner l’adresse complet de Black Never Die.

Verite224.com : Est-ce que vous voulez dire qu’il y a de la jalousie entre les artistes ?

Abel Diallo : Oui, il y a de la jalousie, et pourtant ce n’est pas ça qui va faire évolué la culture guinéenne. Nous nous battons tous pour que notre culture aille de l’avant.

Verite224.com : Qu’est-ce qu’on peut s’attendre de 2020 en ce qui concerne votre album ?

Abel Diallo : On envoie 13 titres, mélange de couleurs comme je l’ai dit au départ. Afro Fusion, tout le monde se retrouve dedans, il y a de Yankadi, il y a du Doundounba, il y a même du Pödha. On touche aussi le Nigéria, la Côte d’Ivoire, on va faire des fiturings avec certains artistes de la sous-région. Donc, l’album sera diversifié pour que ça soit un album international. On va faire dansé tout le monde avec notre album, c’est un peu comme notre morceau Saupa-Déwa, à un moment, c’était devenu l’hymne nationale de la Guinée. Donc, on a fait plus que ça, il y a un morceau qu’on vient de faire sortir Salut Bye Bye. C’est un morceau qui est beaucoup écouté actuellement. Donc, on va surprendre une nouvelle fois nos fans.

Entretien réalisé par Ibrahima Barry

 

Facebook Comments

Votre publicité ici

Redacteur en chef Verite224.com
https://verite224.com Toutes les infos en direct sur la Guinée #kibaro #Guinee Lisez et partagez nos articles vous avez une informations contactez-nous

Boffa : une femme et son enfant meurent dans l’effondrement d’une maison

Previous article

Convention nationale du RPG : 15 responsables du parti testés positifs au Covid-19

Next article

Comments

Leave a reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

You may also like

More in Actualités