Pépé Francis Haba sur la transition guinéenne : « les politiques censés diriger la destinée de notre pays sont presque négligés »
Suite à la charte de la transition guinéenne déterminant seulement que 15 membres de partis politiques devant siéger au sein du Comité National de Transition (CNT), le président de l’Union Guinéenne pour la Démocratie et le Développement (UGDD), Pépé Francis Haba, dans un entretien téléphonique accordé cette semaine à notre rédaction, ne s’est pas du tout réjoui de ce nombre attribué aux formations politiques qui selon lui ; « les politiques censés diriger la destinée de notre pays sont presque négligés ».
Car, dit-il : « Il est donc paradoxal que sur 81 membres devant légiférer sur les questions de constitution et des lois organiques pour la vie de la nation et l’organisation des scrutins soient dominées à plus de 80% par la société civile ».
Poursuivant ses propos, le jeune politique n’a pas tardé d’aller plus loin pour déclarer ceci : « Il serait important que les nouvelles autorités et ceux qui les conseillent examinent la composition de cette assemblée transitoire afin de rendre aux partis politiques la place qu’ils méritent ».
Ajoute-t-il en se posant des questions essentielles : « Que se cache t-il ? Est-ce une erreur ou une volonté manifeste de fragiliser ces politiques ? »
« Nous n’avons plus droit à l’erreur. Cette transition doit permettre l’élaboration d’une constitution et de lois dans l’intérêt de chacun et de tous. Notre soutien au président de la transition et son équipe reste infaillible pour la réussite du processus de retour à l’ordre constitutionnel », a dit notre interlocuteur.
Selon Pépé Francis Haba, « ta transition démocratique est un processus politique caractérisé par le passage progressif d’un régime dictatorial à une démocratie. Cette dernière ne trouve son essence qu’à partir du moment où des élections sont organisées et conduisent à la mise en place d’institutions légitimes ».
Propos recueillis par Léon Kolié