Prisonniers politiques en Guinée : les Nations-Unies démentent Alpha Condé
Après la sortie du président de la République lors du GUIF (Guineé Investissement Forum) où il avait affirmé qu’il n’y a pas de prisonniers politiques dans son pays. Cette déclaration avait sidéré beaucoup de personnes en Guinée et provoqué des réactions de toutes parts. Son principal challenger à la présidentielle avait même parlé d’un » négation de l’évidence « .
C’est désormais aussi le tour de l’ONU, par sa responsable des Droits de l’Homme, Mme Michelle Bachelet, ancienne présidente du Chili de 2006- 2010 et de 2014- 2018, d’exprimer toute son inquiétude pour la situation des détenus politiques en ces termes:
« L’arrestation et la détention de membres de l’opposition et d’activistes de la société civile sous de fausses accusations d’atteinte à la sécurité intérieure de l’État, dans le contexte des élections présidentielles de l’année dernière, sapent gravement les fondements de la gouvernance démocratique », a déclaré la Haute-Commissaire aux droits de l’homme, Michelle Bachelet.
S’adressant aux membres du Conseil des droits de l’homme à Genève, Mme Bachelet a exhorté Conakry « à libérer toutes les personnes détenues pour avoir exercé leurs droits à la liberté d’expression, de réunion pacifique et de participation, et à garantir des procès équitables aux personnes accusées d’infractions pénales ». Elle a également appelé les autorités guinéennes à « accélérer les procès des détenus de droit commun » et à améliorer leurs conditions alimentaires et sanitaires.
Madame « Droits de l’Homme » de l’ONU s’exprimait devant les membres du Conseil des droits de l’homme à Genève le vendredi 26 février 2021; elle d’ailleurs abordé beaucoup d’autres cas comme le cas des albinos en Tanzanie, le conflit au Tigré en Ethiopie, la libération des militants prisonniers d’opinion en Algérie
Par Robert Kamano