Diaka Camara mobilise le monde pour l’éducation des filles : une vision qui dépasse les frontières
Conakry. À quelques heures de la deuxième édition du Gala de la Fondation Diaka Camara pour l’Humanitaire, prévue le 7 novembre, la capitale guinéenne est devenue le point de convergence d’un impressionnant élan de solidarité. À travers une conférence de presse organisée ce jeudi, Diaka Camara a réuni autour d’elle des personnalités nationales et internationales déterminées à soutenir une cause universelle : offrir aux jeunes filles les moyens de construire leur avenir grâce à l’éducation.
Dans la salle, le message était clair : lorsqu’il s’agit de défendre le droit des filles à apprendre, les frontières n’existent plus.
Autour de Diaka Camara se trouvaient notamment la ministre de la Promotion féminine, de l’Enfance et des Personnes vulnérables, le directeur général du FODAC, Malick Kébé, l’acteur américain Terrence Howard, Miss France 2025 Angélique Angarni-Filopon, la championne olympique française de boxe Estelle Mossely, ainsi que le boxeur guinéen Ibrahima Béa Diallo. Une présence de haut niveau qui témoigne du rayonnement grandissant de la Fondation Diaka Camara bien au-delà des frontières guinéennes.
Une fondation qui transforme les discours en actions
Depuis plusieurs années, Diaka Camara fait de son engagement humanitaire un véritable projet de société. Bibliothèques scolaires, bourses d’études, accompagnement des jeunes filles vulnérables, promotion de l’excellence scolaire : la Fondation Diaka Camara multiplie les initiatives concrètes en faveur de l’éducation.
Le gala du 7 novembre constitue une nouvelle étape de cette ambition.
« L’objectif de ce gala est de lever des fonds afin de soutenir les projets de la Fondation Diaka Camara pour l’Humanitaire, qui sont essentiellement basés sur l’éducation, particulièrement la scolarisation des jeunes filles », a expliqué la fondatrice.
Pour Diaka Camara, investir dans l’éducation des filles revient à investir dans l’avenir d’une nation.
« Dans beaucoup de sociétés, les filles viennent toujours en deuxième position. Nous voulons contribuer à changer cette réalité en leur donnant les mêmes chances de réussir. »
Au cœur de cette mission figure la Bourse Zenab Touré, disparue prématurément d’un cancer à l’âge de 30 ans. Une initiative qui perpétue son engagement en permettant à de nombreuses jeunes filles de poursuivre leur parcours scolaire.
Une cause universelle portée par des voix du monde entier
La présence de Terrence Howard, venu spécialement de Los Angeles avec son épouse, illustre l’écho international que rencontre désormais cette initiative guinéenne.
Avant la conférence de presse, les invités ont visité plusieurs bibliothèques réalisées par la fondation ainsi que des élèves bénéficiaires des programmes éducatifs.
Pour Diaka Camara, il était essentiel que ses invités découvrent la réalité du terrain.
« Nous parlons de vraies personnes, de vraies vies et de vrais projets. Aujourd’hui, ils ont rencontré les jeunes filles que nous accompagnons. Ils ont vu concrètement l’impact de leur engagement. »
Elle rappelle également que les défis liés à l’éducation des filles et aux violences basées sur le genre dépassent largement les frontières africaines.
« Les violences faites aux femmes concernent le monde entier. Voir autant de personnalités réunies autour de cette cause nous donne l’espoir que le changement est possible. »
Dans un discours empreint d’émotion, elle a tenu à remercier toutes les personnalités qui ont accepté de mettre leur notoriété au service de cette mission.
« Donner de l’argent est parfois facile. Donner de son temps est beaucoup plus précieux. Toutes les personnes présentes aujourd’hui ont choisi de consacrer leur temps à cette cause. C’est un geste qui mérite toute notre reconnaissance. »
Des actions saluées par les autorités culturelles
Le directeur général du FODAC, Malick Kébé, a salué le parcours exceptionnel de Diaka Camara, qu’il considère comme l’une des figures les plus inspirantes de la jeunesse guinéenne.
« Diaka Camara fait aujourd’hui la fierté de notre pays. Depuis ses débuts dans les médias avec Top 10, elle n’a cessé de grandir tout en gardant une profonde volonté de servir les autres. »
Il a notamment mis en avant les réalisations concrètes de la fondation.
« Elle construit des bibliothèques, recherche des financements, accompagne les élèves et transforme des vies. Ce ne sont pas de simples promesses, ce sont des résultats visibles. C’est pourquoi le ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat ainsi que le FODAC continueront à soutenir ses initiatives. »
Diaka Camara, un visage de l’engagement social en Guinée
À travers son engagement, Diaka Camara s’impose aujourd’hui comme l’une des principales ambassadrices de l’éducation et de l’action humanitaire en Guinée. En mobilisant artistes, sportifs, institutions et partenaires internationaux autour d’une même vision, elle démontre qu’il est possible de transformer la notoriété en un puissant levier de développement social.
Le gala du 7 novembre ne sera donc pas seulement un rendez-vous de prestige. Il sera avant tout une célébration de la solidarité, de l’engagement et de l’espoir, avec une ambition forte : permettre à davantage de jeunes filles guinéennes d’accéder à une éducation de qualité et de devenir, à leur tour, les bâtisseuses du Guinée de demain.
Hassatou Barry